Selon une note de conjoncture de la Direction des études et des prévisions financières, relevant du ministère de l’Économie et des Finances, les pluies enregistrées depuis la fin de l’année précédente et qui se sont poursuivies tout le mois de janvier et février, augurent d’une saison agricole positive, nettement meilleure que les précédentes.
Cette tendance se répercutera sur l’ensemble du territoire national, et selon la note, ces pluies ont contribué à l’élargissement des superficies cultivées, tout en jouant sur le long terme avec un renforcement des nappes phréatiques.
Le texte précise en outre que les pluies ont également amélioré le taux de remplissage des barrages nationaux, soulignant qu’au terme du 20 février, le taux de remplissage des barrages a atteint 70,7 % contre 27,6 % un an auparavant.
Ce rebond exceptionnel qui représente une hausse de 43,1 points résultant des précipitations abondantes, permettra un rattrapage après une période de stress hydrique aigu et surtout de réduire significativement le risque de pénurie à court terme.
Les données indiquent également que le niveau des réserves est monté à 11,8 milliards de m³, signifiant ainsi une meilleure sécurisation de l’irrigation pour les cultures printanières et estivales.
Dans le détail, les réserves d’eau dans le bassin du Sebou a dépassé 5 milliards de mètres cubes au 17 février 2026, en hausse d’un milliard de mètres cubes, celui de Oum Er-Rbia a atteint 2,3 milliards de mètres cubes contre 254,3 millions de mètres cubes l’année précédente.
Les retenues du Loukkos ont, quant à elles, grimpé à 1,8 milliard de mètres cubes (+946,4 millions), celles du bassin du Souss-Massa à 398,8 millions de mètres cubes (+283,4 millions), et celles du bassin de la Moulouya à 435,7 millions de mètres cubes (+150,6 millions).
Grâce à ces indicateurs, les perspectives et projections de rendement sont optimistes et rassurants à court terme en attendant la mise en œuvre des stratégies nationales de dessalement de l’eau qui devraient alléger la facture en eau douce pour le secteur agricole.
Ces résultats se répercuteront directement sur les revenus agricoles, de l’agro-industrie et les exportations. Cela sans oublier que cette amélioration hydrique devrait également avoir un impact positif sur l’approvisionnement en eau potable, en particulier dans les grandes agglomérations comme celle de Casablanca-Settat, qui ont connu des restrictions ces dernières années.
Concernant les exportations du secteur de l’agriculture, des forêts et de la pêche, la note précise que leur valeur a avoisiné 42,2 milliards de dirhams à fin 2025, enregistrant une progression de 3,6 %, après une hausse de 9,1 % l’année précédente.
Le redressement de la campagne agricole pourrait de ce fait contribuer à soutenir la croissance nationale en 2026, l’agriculture demeurant un secteur clé de l’économie.
