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Hydrocarbures

Le Conseil de gouvernement a approuvé jeudi le projet de décret n° 2.23.962 modifiant et complétant le décret n°2.72.513 (7 avril 1973) pris pour l’application du dahir portant loi n°1-72-255 (22 février 1973) sur l’importation, l’exportation, le raffinage, la reprise en raffinerie et en centre emplisseur, le stockage et la distribution des hydrocarbures.

Le Conseil de la concurrence reste toujours sur le banc des accusés dans le dossier des hydrocarbures. Ainsi, le Syndicat national des professionnels du transport routier dénonce la faiblesse de l’amende transactionnelle imposée aux neuf sociétés pétrolières et de leur organisation professionnelle. Tel est le constat unanime dressé lors du colloque de jeudi, organisé à Rabat, sous le thème « Conseil de la concurrence et ententes sur les carburants ».

Le rendu du Conseil de la concurrence relatif au dossier nébuleux des hydrocarbures et les soupçons d’entente entre opérateurs dans le secteur, en tête desquels figure le grand distributeur national appartenant à la famille Akhannouch et ses associés, soulève nombre de questions quant à la liberté d’action du Conseil de la concurrence et les lacunes au niveau de la réglementation ad hoc. Si le verdict de l’institution que pilote Ahmed Rahhou confirme l’existence d’un trafic dont la légalité est en « borderline », il n’en reste pas moins que le manque à gagner exigible, tel qu’approuvé au terme d’un deal négocié, est loin de rendre justice et à l’Etat et aux consommateurs.

Le Conseil de la Concurrence a annoncé, jeudi, que les accords de transaction conclus par les sociétés opérant dans les marchés de l’approvisionnement, du stockage et de la distribution du Gasoil et de l’Essence ainsi que leur organisation professionnelle, portent sur le paiement, à titre de règlement transactionnel, de 1.840.410.426 dirhams, contre plus de 8 Mrds DH de réparation exigés sous l’ancienne présidence Conseil.

Alors que l’on s’attendait à ce que les mises en garde lancées par le Conseil de la concurrence à l’encontre des sociétés pétrolières qui se sont engraissées sur le dos des consommateurs, voilà que les prix à la pompe s’envolent pour la troisième fois de suite depuis début août. Nul besoin de signaler que ces nouvelles hausses portent un sérieux coup au pouvoir d’achat des citoyens qui vivent encore les stigmates des dérives inflationnistes.

Le dossier des hydrocarbures dont les consommateurs suivaient avec colère l’évolution des prix à la pompe revient, enfin, sur les devants de la scène. Le Conseil de la concurrence devrait, selon toute vraisemblance, taper sur la table pour mettre le holà à une situation étrange qui a placé le pays parmi ceux où les prix de l’essence, comme ceux du gasoil, atteignaient des sommets !

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