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Ethiopie

Abdel Fattah al-Sissi, raïs égyptien, et Abiy Ahmed, Premier ministre éthiopien, se sont rencontrés mercredi en marge du sommet du Caire des pays voisins du Soudan. Leurs deux pays s’opposent depuis plus de dix ans sur la question du Barrage de la Grande renaissance éthiopienne construit sur le Nil bleu.

Abiy Ahmed, Premier ministre éthiopien, s’est rendu pour une journée à Khartoum. C’était la première visite du chef du gouvernement chez son voisin depuis août 2020. Khartoum qui nageait entre deux eaux dans le dossier épineux du barrage de la Renaissance semble se rallier à la position d’Addis-Abeba plus qu’à celle du Caire. Retournement spectaculaire !

La première visite, lundi, d’une délégation du gouvernement éthiopien dans la capitale de la région du Tigré, cible le rétablissement de la confiance entre les partis en conflit. Le rapprochement progresse avec notamment la reprise des vols d’Ethiopian Airlines vers Mekele. Il reste maintenant à mettre en œuvre les promesses encore non tenues de l’accord de paix de Pretoria.

Au bout de cinq jours de discussions, gouvernement éthiopien et forces tigréennes ont signé samedi une déclaration commune sur la mise en œuvre de l’accord de cessation des hostilités signé le 2 novembre à Pretoria. Réunies à Nairobi, les deux parties s’engagent notamment à permettre le retour de l’aide humanitaire pour tous ceux qui en ont besoin, au Tigré et aussi dans les régions voisines de l’Afar et de l’Amhara.

Au lendemain de la signature, en Afrique du Sud, d’un accord de « cessation des hostilités » entre le gouvernement éthiopien et les autorités du Tigré, la communauté internationale salue, pour reprendre les termes du gouvernement britannique, « le choix de la paix ». Mais tout parait fragile dans cette partie du monde.

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