oncf

HAMAS

Comme attendu, le Hamas a fait le déplacement en Egypte pour y relancer le processus de négociation d’une « paix » dans la bande de Gaza et non pas une simple trêve, comme le voulaient les Américains et leurs protégés israéliens. Depuis Tel-Aviv, décision a été prise par Benyamin Netanyahu de ne pas envoyer d’émissaires jusqu’à ce que le cabinet israélien reçoit les contre-propositions du Hamas.

La résistance au Liban en tête desquels se place le Hezbollah renforce le mouvement Hamas et apporte le soutien nécessaire à toutes les composantes de la résistance palestinienne qui tiennent tête, dans la bande de Gaza, à un ennemi mieux outillé que toutes les armées de la région grâce aux largesses américaines et aux soutiens européens.

Les Brigades al-Qassam ont revendiqué une opération depuis le sud du Liban en direction d’un siège militaire israélien dans la colonie de Kiryat Shmona. Le bras militaire du Hamas a indiqué avoir tiré une salve de roquettes en direction du SG de la Brigade Est 769-Camp Guibor, « en riposte aux massacres israéliens perpétrés à Gaza la patiente, et en Cisjordanie, la révoltée ».

Le chef du Hamas a été reçu samedi 20 avril à Istanbul, en Turquie, par Recep Tayyip Erdogan. Depuis Ramallah, le chef de l’Autorité palestinienne auquel on reproche de ne pas avoir suspendu la collaboration sécuritaire avec Tel-Aviv en dépit de la guerre contre Gaza, a choisi, lui, de fustiger l’administration US.

Washington a annoncé la mort de Marwan Issa au cours d’une opération israélienne à Gaza. L’homme du Hamas était le numéro 2 des Brigades al-Qassam. Ce serait le deuxième haut dirigeant du mouvement islamiste gazaoui a avoir été tué après Saleh el-Arouri à Beyrouth le 2 janvier dernier. Pour l’heure, aucune confirmation n’est venue du côté palestinien pour confirmer cette information. Par contre, ce sont les responsables sécuritaires palestiniens à Gaza qui sont visés. Pour tenter de créer un vide susceptible de permettre l’installation d’une autorité intérimaire.

Le chef du bureau politique du mouvement de résistance palestinien Hamas, Ismaïl Haniyeh, a déclaré, dimanche 10 mars, que le mouvement « a fait montre d’un esprit positif et de responsabilité » lors des négociations indirectes avec Israël, et a maintenu son attachement à un accord global en trois étapes, assorti de garanties internationales contraignantes pour l’occupant.

Le président turc a affirmé dans un discours fait samedi à Istanbul que la Turquie « se tient fermement » derrière les dirigeants du Hamas. « Personne ne peut nous amener à qualifier le Hamas d’organisation terroriste », avait-il entonné. Pourtant, le commerce fleurit entre Ankara et Tel-Aviv depuis le 7 octobre…

Sami Abu Zuhri, haut responsable du Hamas, a signalé que les commentaires de Benjamin Netanyahu à l’émission « Face the Nation » de la chaîne CBS jettent un doute sur la volonté d’Israël d’obtenir un accord sur les otages. Alors qu’Oussama Hamdane, autre responsable de la résistance palestinienne, assure que les Américains participent activement à la guerre contre Gaza. Au-delà de ce jeu de dupes, sur le terrain, la résistance palestinienne continue à tenir tête à l’armée sioniste qui dispose d’une puissance de feu incommensurable.

Demo
© 2024 Pm-Editions. | Réalisation & Seo : Digitaltransformer.ma.