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La base US d’Al-Tanf ciblée en Syrie : Un processus qui démarre ?

Quelques heures après qu’un bus transportant des militaires syriens a explosé dans la matinée de mercredi après avoir été piégé près d’un pont très fréquenté à Damas, la base d’Al-Tanf, occupée par l’US Army, a subi une attaque coordonnée combinant roquettes et drones. Les factions de la résistance qui avaient perdu des hommes dans un raid israélien couvert par les Américains avaient annoncé qu’elles ne resteraient pas les bras croisés face à ce nouveau forfait.

Des responsables américains ont déclaré à l’agence Reuters qu’un avant-poste des Etats-Unis dans le sud de la Syrie avait été attaqué. Selon la même source, aucune victime n’a été signalée après l’explosion.
L’un de ces responsables militaires a déclaré à Reuters qu’il semblait s’agir d’une attaque de drone. La base US, du nom d’Al-Tanf, est située non loin des frontières irakienne et jordanienne. Il s’agit, selon l’agence de presse, de l’unique site accueillant une présence militaire américaine conséquente hors des territoires contrôlés par les forces kurdes dans le nord du pays.
Damas, de fait, n’a pas repris le contrôle sur l’intégralité de la Syrie. Les Kurdes soutenus par les Etats-Unis dominent toujours le nord-est du pays, tandis que d’autres zones du Nord sont sous le contrôle de groupes djihadistes, de forces turques et de leurs supplétifs syriens ou d’autres combattants anti-gouvernementaux.
La présence militaire US, qui s’inscrit dans le cadre de la coalition internationale en Irak et en Syrie anti-Daesh, n’est d’ailleurs pas été autorisée par le gouvernement syrien. La Russie avait épinglé en août dernier l’absence de «mandat légal» autorisant les forces armées US à rester en Syrie, contestant donc la légalité de cette présence du point de vue du droit international.
Revendiquée par les factions de la résistance qui épaulent la Syrie dans sa lutte contre le djihadisme et les occupations turque et américaine d’une portion de son territoire, l’attaque a été violente et le feu consécutif aux explosions entendues de loin n’a été éteint qu’au bout d’une heure.
A rappeler que durant la matinée, au moins 14 personnes sont ont trouvé la mort dans un attentat à la bombe visant un bus militaire à Damas, a rapporté l’agence de presse officielle SANA. « Un attentat à la bombe avec deux engins explosifs a visé un bus » qui traversait un pont stratégique de la capitale, indique l’agence, faisant état d’un premier bilan de 14 martyrs et trois blessés.
Des images publiées par l’agence syrienne montrent mercredi des secouristes inspectant le bus entièrement calciné et une équipe de démineurs désamorçant un troisième engin qui avait été installé au même endroit. L’attentat n’a pas été revendiqué dans l’immédiat mais par le passé, la plupart de ces attaques à la bombe étaient revendiquées par Daech.
Damas a été en grande partie épargnée par les violences des dernières années en Syrie, notamment depuis que les l’armée a délogé en 2018 le dernier gros bastion des terroristes près de la capitale. L’attaque est la plus meurtrière à Damas depuis un attentat revendiqué par Daech visant le palais de Justice en mars 2017 qui avait fait au moins 30 morts.

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