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J-L Mélenchon ne sera pas du 2è tour de la présidentielle française: Des consignes pour faire barrage à M. Le Pen

Le président sortant Emmanuel Macron et Marine Le Pen, arrivés en tête des votes du premier tour de l’élection présidentielle en France, sont qualifiés pour le second tour. Jean-Luc Mélenchon, arrivé troisième avec 20,1% des voix, ne jouera pas les prolongations. A l’exception d’E. Zemmour, tous les candidats ont donné des consignes pour faire barrage à la candidate de l’extrême droite.

Il n’y a pas eu de surprise du côté « extrême gauche ». J-L. Mélenchon, victime de la division du camp du changement, sera absent du duel qui mettra E. Macron (La République en marche-LREM), face M. Le Pen du Rassemblement national (RN-droite), lors du deuxième tour de la présidentielle. Ils ont obtenu respectivement 28,5% et 23,5% des votes, selon les estimations réalisées par Ipsos-Sopra Steria.

Les Français ont voté, dimanche 10 avril, pour l’élection de leur président pour les 5 prochaines années. Douze candidats étaient en lice. Le taux d’abstention a été revu à la baisse, selon les derniers chiffres qui l’ont estimée à 26,2%.

A l’annonce, dimanche soir, des résultats, presque tous les candidats n’ayant pas pu franchir le second tour, ont donné des consignes à leurs sympathisants pour ne pas voter M. Le Pen à l’exception du candidat de l’extrême droite, Eric Zemmour.

Le premier appel en ce sens avait été lancé par la candidate socialiste, Anne Hidalgo, arrivée à la 9ème place avec 1,9% des voix. Elle s’est exprimée très tôt après l’annonce des résultats, et a affiché clairement son soutien à Emmanuel Macron, exhortant les militants du Parti Socialiste à voter « contre l’extrême-droite ». « Pour que la France ne bascule pas dans la haine de tous contre tous, je vous appelle avec gravité à voter le 24 avril contre l’extrême droite de Marine Le Pen en vous servant du bulletin de vote d’Emmanuel Macron », a dit en substance la Maire de Paris.

« Ne donnez aucune voix à Mme Le Pen », a de son côté clairement dit Jean-Luc Mélenchon, qui a appelé à ce qu’aucun vote n’aille à la candidate RN. Il a exhorté les militants de son parti à ne pas commettre des erreurs qui seraient « définitivement irréparables », en allusion à une éventuelle victoire de la représentante de l’extrême droite lors du second tour.

La représentante des Républicains (LR), Valérie Pécresse, qui a récolté 5,1% des voix terminant à la cinquième place, a affirmé de son côté qu’elle votera pour le président sortant face à M. Le Pen. « Je voterai en conscience Emmanuel Macron pour empêcher l’arrivée au pouvoir de Marine le Pen et le chaos qui en résulterait », a-t-elle dit.

« Je ne suis pas propriétaire des suffrages qui se sont portés sur mon nom. Mais je demande aux électrices et aux électeurs qui m’ont honorée de leur confiance de peser dans les jours qui viennent avec gravité les conséquences potentiellement désastreuses pour notre pays et pour les générations futures de tout choix différent du mien qu’ils envisageraient pour le second tour », a dit la candidate LR.

Le même soutien a été affiché par le candidat écologiste Yannick Jadot, arrivé sixième avec 4,4% des voix, qui a appelé ses sympathisants à voter pour E. Macron pour faire « barrage à l’extrême droite ».

De son côté, le candidat communiste, Fabien Roussel, qui a récolté 2,4% des voix pour terminer 8ème du premier tour, a appelé, sans le citer nommément, à voter E. Macron au second tour afin de faire barrage à l’extrême droite. « Dimanche 24, je ferai le choix de la responsabilité, je ne permettrais jamais qu’un projet raciste et xénophobe accède aux responsabilités en France. Je fais ce choix et je sais qu’il est de plus en plus difficile de le dire », a-t-il déclaré peu après l’annonce des premières estimations.

D’autres figures politiques françaises ont également affiché leur soutien au candidat-président face à la représentante de l’extrême droite, dès l’annonce des premières estimations.

Seule voix dissonante, celle d’E.Zemmour, qui a invité ses partisans à voter M. Le Pen, « même s’il ne partage pas ses idées ».

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