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Soutien financier à Israël : Le feu vert des élus US se fait attendre

by Perspectives Med
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Soutien financier à Israël : Le feu vert des élus US se fait attendre

Les républicains au Congrès et le dirigeant démocrate sont engagés dans un épineux bras de fer autour de l’aide américaine à ces deux pays. Les parlementaires conservateurs, majoritaires à la Chambre et pour la plupart proches de Donald Trump, veulent à tout prix débloquer de nouveaux fonds pour Israël, allié historique des Etats-Unis. Mais ils sont nombreux à s’opposer à la validation de nouveaux fonds pour Kiev, estimant qu’il ne revient pas au contribuable américain de financer un conflit qui s’enlise.

Conscient que le sentiment d’urgence s’est bien émoussé à Washington depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, J. Biden réclame lui depuis octobre que les enveloppes pour les deux pays figurent au sein d’un même projet de loi. Une idée à laquelle nombre de républicains s’opposent. Le vote sur Israël, convoqué mardi par les conservateurs à la Chambre des représentants, était une façon de tenter de forcer la main au président. En vain.

Pour être approuvé, ce projet de loi aurait dû être voté par la Chambre et le Sénat puis promulgué par le président. Or, la plupart des démocrates étaient contre ce texte. J. Biden avait d’ores et déjà prévenu qu’il y opposerait son veto s’il était adopté.

L’AP à la diette

De son côté, l’Autorité palestinienne (AP) avait annoncé mardi qu’elle ne verserait aux employés du secteur public que 60 % de leurs salaires de décembre cette semaine, en raison des répercussions à long terme du refus d’Israël de transférer des recettes fiscales à la bande de Gaza.

Les fonds alloués à l’AP, l’organe qui exerce une gouvernance limitée en Cisjordanie, ont été considérablement réduits par le différend qui l’oppose depuis des mois à Israël au sujet du transfert des recettes fiscales qu’il perçoit pour le compte des Palestiniens. Le financement des donateurs internationaux a également été réduit. Il est passé de 30 % du budget annuel de 6 milliards de dollars à environ 1 %, a indiqué Mohammad Shtayyeh, Premier ministre de l’AP. « La situation financière de l’Autorité est très difficile », a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion du cabinet.

Le différend sur le transfert des recettes est devenu la source de frictions entre Israël et les Palestiniens depuis le début de la guerre à Gaza, lorsque Bezalel Smotrich, ministre des Finances, a refusé de débloquer tous les fonds, au motif que l’AP soutenait l’attaque lancée par le Hamas.

En vertu des accords de paix provisoires signés au début des années 1990, Israël perçoit des taxes pour le compte des Palestiniens et les transfère en principe à l’AP mensuellement, avec l’approbation du ministre des Finances.

Or, depuis le mois d’octobre, les transferts sont bloqués, B. Smotrich ayant retenu environ 600 millions de shekels sur le milliard de shekels qui devait être transféré, suite à quoi l’AP, qui soutient que Gaza fait partie intégrante du territoire palestinien, a refusé d’accepter les fonds.

« Nous refusons que notre argent soit soumis à des conditions. Nous resterons engagés envers les prisonniers et les martyrs et envers notre peuple dans la bande de Gaza, non pas par faveur, mais en vertu de notre responsabilité nationale, religieuse et morale », a affirmé M. Shtayyeh.

Bien que la bande de Gaza soit contrôlée par le Hamas, l’AP continue de financer des secteurs essentiels du budget de l’enclave, notamment le paiement des salaires des professionnels de la santé. L’annonce de l’AP a été faite à la veille du déplacement d’A. Blinken qui a insisté pour qu’Israël résolve le différend budgétaire, qui a laissé des milliers d’employés du secteur public palestinien sans salaire pendant des mois.

Le différend sur le budget de l’AP intervient en même temps qu’un autre différend concernant le financement de l’UNRWA, agence des Nations unies qui finance l’aide d’urgence aux Palestiniens. Une bonne partie du budget de cet organisme a été amputée depuis qu’Israël a accusé 12 des 13 000 employés de l’agence travaillant à Gaza d’avoir participé à l’opération Déluge d’Al-Aqsa.  Israël, poursuivi pour génocide devant la Cour internationale de justice (CIJ) dans le cadre de sa guerre contre le Hamas, militait depuis des années pour le démantèlement de l’UNRWA.

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