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PLF-2022 et défis post-Covid: Pour la majorité aux manettes, la morasse est une opportunité

Le projet de Loi de finances au titre de l’année prochaine (PLF-2022) constitue une opportunité incontournable pour relever les défis et obstacles de la reprise économique post-covid-19, ont affirmé les groupes parlementaires de la majorité gouvernementale à la Chambre des représentants.

Lors de l’examen général du PLF par la Commission des finances et du développement économique à la première Chambre, le président du groupe du Rassemblement National des Indépendants (RNI) Mohamed Ghiat, a indiqué que ce PLF, qui constitue une chance importante pour consolider les bases de la relance post-covid, pose les jalons de l’Etat social et place le citoyen au centre du modèle de développement du Royaume.
Le PLF-2022, a-t-il soutenu, constitue sans nul doute les prémices des conclusions du nouveau modèle de développement (NMD), mettant en avant, par la même occasion, la nécessité d’intégrer davantage la femme dans la vie active et d’asseoir son autonomisation économique.
De son côté, Ahmed Touizi, du Parti authenticité et modernité (PAM), a fait remarquer que ce projet de loi repose sur des hypothèses optimistes, aspirant à une évolution positive aussi bien sur le plan national qu’international, notamment au niveau de la récolte agricole ainsi qu’en matière des estimations se rapportant au gaz naturel, aux cours du pétrole et aux revenus.
D’après lui, il s’agit de relever les défis pour répondre aux attentes et aux engagements au regard des circonstances actuelles et d’œuvrer pour assurer les conditions d’une mobilisation totale pour l’amélioration de l’action politique et veiller à la mise en œuvre des hautes orientations royales et ce, via une accélération de la relance économique et une consolidation du projet sociétal, outre la mise en œuvre du NMD, considérée comme une responsabilité nationale qui nécessite la concertation des efforts de l’ensemble des citoyens. A Touizi a aussi appelé à déployer davantage d’efforts pour faciliter l’accès à l’éducation et à la santé ainsi que pour créer des opportunités d’emploi et d’améliorer la gestion des politiques publiques et ce, pour une économie solide et un développement durable et inclusif.
Pour sa part, Noureddine Mediane, chef du groupe parlementaire istiqlalien, a relevé que le gouvernement a tenu à faire du PLF un levier majeur pour relever les défis du développement, accélérer la relance économique, construire le projet sociétal et renforcer l’édifice démocratique tout en se basant sur les orientations générales de ce projet de loi. Il est question de la consolidation des bases de la relance de l’économie nationale, le renforcement des mécanismes d’inclusion et l’avancement dans la généralisation de la protection sociale, le renforcement du capital humain et la réforme du secteur public ainsi que le renforcement des mécanismes de gouvernance, a-t-il rappelé.
Chaoui Belassal du groupe constitutionnel démocratique et social a, pour sa part, souligné que ce PLF est « fidèle » aux recommandations du NMD, ouvrant des horizons au travaux gouvernemental et parlementaire, notant que le nouveau gouvernement est chargé de la mise en place de priorités et de projets prometteurs lors de son mandat, tout en mobilisant les moyens nécessaires pour les financer, dans le cadre de la concrétisation de ce chantier. Le PLF-2022, a-t-il renchéri, est prometteur en matière de création d’emploi au profit des jeunes et ce, à travers des ateliers, des entreprises et des initiatives créatives. Il soutient une nouvelle génération de services sociaux garantissant une intégration économique, sociale et culturelle aux personnes en situation de handicap.
Par ailleurs, Driss Sentissi du groupe Haraki, a relevé que l’opposition est prête à remplir pleinement son rôle à même de rassurer le citoyen, notant à ce propos que l’examen du PLF se veut une occasion pour proposer des pistes d’amélioration pour une politique générale efficace. S’attardant sur la question de l’entrepreneuriat au profit des jeunes, D. Sentissi a pointé du doigt les points à améliorer sur ce volet. « Il ne faut pas miroiter que le gouvernement peut transformer les Marocains en entrepreneurs. L’entreprise est une culture issue de l’expérience », a-t-il martelé. Il a, dans ce sens, souligné l’impératif d’aider et soutenir les entreprises existantes qui ont souffert particulièrement en ces temps de pandémie.
Abderrahim Chahid, président du groupe socialiste a, quant à lui, déploré que le PLF ne répond pas aux promesses du programme gouvernemental, particulièrement sur le plan de l’Etat social considéré comme « une innovation », ainsi que sur les plans de l’éducation et de la santé. Il a de même relevé les difficultés relatives aux infrastructures du secteur de la santé, qui joue un rôle de premier choix, et qui manque de capital humain.

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