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Dossier saharien : L’U.E ne partage pas les mêmes positions, assure J. Borrell

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Le Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, arrivé vendredi à Fès pour y animer une rencontre à l'Université euro-méditerranéenne, a mis en lumière les défis auxquels le monde est confronté, comme la guerre en Ukraine, les conflits dans certains pays africains et les défis du changement climatique. Le dossier saharien n’a pas été occulté.
L’U.E ne partage pas les mêmes positions, assure J. Borrell

Josep Borrell a clarifié la position des Vingt-Sept sur le conflit alimenté autour du Sahara occidental. « Il y a neuf États membres qui considèrent l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc comme une solution réaliste, et il y a un membre qui la considère comme des plus réalistes. Le reste des pays de l’Union n’ont pas annoncé la même position », a-t-il tenu à préciser. Le chef de la diplomatie européenne a noté que la position de l’Union européenne, qui représente les 27 Etats membres, reste de « soutenir les efforts des Nations unies, afin de parvenir à une solution politique réaliste et acceptable pour toutes les parties ». « Et je parle des parties au pluriel, c’est-à-dire de toutes les parties impliquées dans ce conflit », a-t-il expliqué.

Le responsable européen a répondu aussi à plusieurs questions, dont le gazoduc reliant le Nigeria au Maroc. Sur ce projet, J. Borrell a affirmé que « le Maroc n’a pas demandé de soutien financier » à l’UE, soulignant que les pays à l’origine du projet demandent plutôt un « accompagnement ». Et de rappeler que la concrétisation de ce pipeline demande du temps. « L’Europe ne cherche pas seulement à remplacer le gaz russe mais de se débarrasser (de sa dépendance vis-à-vis) du gaz et des hydrocarbures », a-t-il tenu à préciser. Le responsable a expliqué que l’Union européenne aspire à « cesser d’utiliser les combustibles fossiles, quelle qu’en soit la source ». « Oui, nous aimerions avoir une autre ressource de gaz naturel. Mais dans nos plans et d’ici six ou sept ans, nous n’en aurons pas besoin », a-t-il enchaîné. « Si le projet est destiné seulement à transporter du gaz vers l’Europe, nous en serons ravis, mais nous ne l’avons pas demandé. Pour l’Europe, la priorité n’est pas de prendre du gaz à des milliers de kilomètres. On aura toujours besoin de gaz naturel comme vous le savez, mais le débit prévu par le gazoduc est énorme », a-t-il encore spécifié.

Le responsable européen a appelé, dans ce sens, les initiateurs du projet à « prendre en compte, lors de la construction du gazoduc, le fait qu’il doit également être compatible avec le transport de l’hydrogène », notant que l’Union européenne cherche à l’avenir à remplacer le gaz par l’importation d’hydrogène vert.

Il est à noter que le Maroc, le Nigeria et les pays d’Afrique de l’Ouest ont signé, en septembre dernier, à Rabat, un protocole d’accord pour la construction du gazoduc reliant le Nigéria au royaume. Le projet est actuellement au stade des études techniques et d’ingénieries détaillées pour un financement estimé entre 25 et 30 milliards de dollars. Le gazoduc, long de 5 660 km, traversera 13 pays d’Afrique de l’Ouest et sera construit en plusieurs étapes pour répondre aux besoins croissants des pays qu’il traversera sur son chemin vers l’Europe, au cours les 25 prochaines années. L’argumentaire de J. Borrell a-t-il de quoi doucher les desseins retenus pour ledit projet ?

A rappeler que le responsable européen s’est entretenu, jeudi, avec Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains de l’étranger, dans la capitale, Rabat. Les deux responsables ont réaffirmé la volonté commune de l’Union européenne et le Maroc pour approfondir leur partenariat stratégique. Avant, il avait été reçu par le chef du gouvernement.

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