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Crise politique au Koweït : Les ministres de l’Intérieur et de la Défense jettent l’éponge

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Les ministres de la Défense et de l’Intérieur du gouvernement koweïtien ont remis leur démission au Premier ministre Sheikh Sabah Al-Khaled.

Le journal Al-Qabas a rapporté que « le vice-Premier ministre et ministre de la Défense, cheikh Hamad Jaber Al-Ali, et le vice-Premier ministre et ministre de l’intérieur, cheikh Ahmed Al-Mansour, ont remis leur démission à Sabah Al-Khaled. » La même source a souligné que « la démission des deux ministres traduit une objection à l’exploitation abusive des membres de l’Assemblée nationale dans l’utilisation de l’outil d’interrogatoire récemment ».
Pour sa part, Hamad Jaber Al-Ali, ministre démissionnaire de la Défense, a exprimé son profond regret « pour l’exploitation abusive des outils constitutionnels dans le pays, ce qui nous a incités à franchir cette étape en remettant nos démissions à Son Altesse le Président ». il a ajouté : « Nous avons juré de préserver l’argent public et avons pris des réformes et des mesures juridiques, mais nous ne pouvons pas réussir dans cette atmosphère qui reflète une volonté à l’échec et non à la réussite ». Et souligné que « les interrogatoires sont un droit constitutionnel, mais il s’est retrouvé, ainsi que le reste des ministres, incapables de réaliser les aspirations du peuple koweïtien, qui attend beaucoup d’eux ».
Les deux ex-ministres sont des membres de la famille régnante au Koweït, celle des al-Sabah. Le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Nasser al-Mohammed al-Sabah, prend le portefeuille de la Défense par intérim et le ministre du Pétrole, Mohammed al-Fares, celui de l’Intérieur.
« Nous avons travaillé avec sérieux, mais dans cette atmosphère, impossible de faire avancer des réformes », expliquent en substance les deux ministres démissionnaires dans un communiqué commun. En cause : les séances agitées du Parlement koweïtien où les députés n’hésitent pas à critiquer ouvertement les ministres, y compris lorsqu’ils appartiennent à la dynastie au pouvoir.
En 2020, l’opposition a obtenu près de la moitié des 50 sièges au Parlement et depuis, le pays en est à son quatrième gouvernement. Confronté à des difficultés économiques liées aux fluctuations des prix du pétrole et aux conséquences du Covid-19, le Koweït peine à réaliser des réformes en raison de ces tensions permanentes entre l’exécutif et le Parlement.
Le Koweït reste une monarchie dans laquelle la plupart des leviers du pouvoir sont aux mains de l’émir et de sa famille. Mais sa vie politique agitée en fait une exception parmi les pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG).

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