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Présence US en Irak : « J’y suis, j’y reste », assure Washington

Un document secret dévoilant les véritables intentions de Washington en Irak a été divulgué, jeudi, par le quotidien libanais AlAkhbar. Les Américains n’entendent pas se retirer…

Lors d’une réunion avec des ambassadeurs et diplomates arabes et étrangers accrédités à Bagdad, en septembre 2021, le général Richard Bell, commandant adjoint des forces de la Coalition internationale en Irak, a déclaré que les USA ne cherchent pas à se retirer de l’Irak.
Selon ce document, R. Bell explique que, « le communiqué publié à l’issue de l’entretien entre le président US Joe Biden et le Premier ministre irakien Mostafa Kazemi sur un retrait US de l’Irak a été méticuleusement formulée ». Plus, « la mission des forces de la coalition a été restructurée, depuis environ un an, et le plus grand défi auquel elles sont confrontées aujourd’hui est de savoir comment légitimer leur présence à travers le gouvernement à Bagdad et les institutions constitutionnelles. Mais le problème est que ces parties ne sont pas les plus forts en Irak, à l’heure actuelle », précise-t-on.
R. Bell a prévu « qu’un retrait total conduirait à des résultats désastreux, mais il a exclu que Daech puisse de nouveau dominer l’Irak, à l’instar de talibans en Afghanistan », craignant le contrôle de l’Irak par les soi-disant « milices », en référence aux factions de la résistance alliées à Téhéran.
Ce document confirme plusieurs faits, dont le plus important est que le retrait américain sera formel et non pas réel. Pis encore, il y a certaines parties en Irak qui œuvrent aux côtés des US pour induire en erreur l’opinion publique en formulant une déclaration suggérant un retrait qui ne verra pas le jour.
Ces parties ont plus ou moins gagné les élections législatives qui se sont déroulées en octobre dernier et qui ont abouti à la victoire des forces loyales aux Américains et aux pays du Golfe. Le « mouvement Sadr » est le seul parmi les forces gagnantes dont la position sur le retrait US n’est toujours pas claire, bien que ses dirigeants aient auparavant exprimé leur satisfaction quant à l’accord irako-américain sur ce point.
Une déclaration du Pentagone sur les pourparlers irako-US a indiqué que « les deux parties ont souligné la nécessité pour les forces américaines de pouvoir soutenir en toute sécurité les forces irakiennes », ce qui ouvre la porte à des interprétations sur la manière de sécuriser ces forces, d’autant plus que les Américains ne laissent pas la sécurité de leurs soldats entre les mains d’autres parties.
Outre le quorum politique que le nouveau gouvernement inclura, il existe un quorum politique parallèle totalement opposé à l’occupation.
Par conséquent, la résistance, qui avait juré de cibler les forces américaines si elles ne se retiraient pas, n’a pas attendu longtemps. Depuis le début de la nouvelle année, les opérations ont commencé à cibler seulement les Américains présents dans les bases militaires.
Citons comme exemple, les attaques aux drones visant la base américaine près de l’aéroport de Bagdad, l’ambassade américaine dans la zone verte, ainsi que la base d’Ain al-Assad, et la base Balad.

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