C’est dans le cadre solennel de la médiathèque de la Fondation de la Mosquée Hassan II que s’est tenue cette 7e édition de « Her Day For Her ». L’événement, devenu un rendez-vous incontournable du leadership féminin, a réuni un panel éclectique allant de la physique nucléaire au droit de l’intelligence artificielle.
Pour Hamid Belfadil, président de la Fondation Jadara, l’enjeu dépasse largement le cadre associatif. Il s’agit d’un « choix stratégique pour une croissance inclusive ». Dans un Maroc en pleine mutation, l’autonomisation des jeunes filles est le levier le plus puissant pour briser les stéréotypes et répondre aux défis de la parité dans le marché de l’emploi.
L’originalité de « Her Day For Her » réside dans la force de l’exemple. En faisant interagir des boursières avec des figures telles que la physicienne Rajaâ Cherkaoui El Moursli ou l’avocate spécialisée en IA Zineb Kharraz, la fondation crée un pont direct entre l’ambition académique et la réalité professionnelle de haut niveau.
Oumaima Mhijir, directrice exécutive de la fondation, insiste sur cette proximité : l’objectif est de fournir des « outils concrets » pour que ces jeunes femmes ne soient plus de simples spectatrices, mais les architectes de leur carrière, notamment dans des domaines traditionnellement masculins comme l’ingénierie technologique (représentée par Salwa El Kroumi) ou le sport d’endurance.
Au-delà de l’événementiel, c’est le bilan de la Fondation Jadara qui force le respect. Depuis 2002, l’organisation a accompagné plus de 3 543 bénéficiaires, prouvant que le déterminisme social n’est pas une fatalité au Maroc.
Le succès de Jadara repose sur un modèle hybride : l’accompagnement financier (bourses) couplé à un mentorat humain (soft skills et leadership). Pour le Maroc de demain, ce modèle est une source d’inspiration pour les politiques publiques : la compétence n’a pas de genre, elle n’a besoin que d’une opportunité pour éclore.
