Le divorce est-il consommé entre la Mauritanie et le Polisario ? A Alger, tout semble le confirmer. A la séance d’ouverture de l’IATF 2025, le chef de l’Etat mauritanien a pris le soin d’éviter de saluer Brahim Ghali, de poser à ses côtés pour une photo ou d’échanger des mots avec lui.
Cela confirme-t-il pour autant que la rupture est bien là, réelle ? La question se pose avec acuité depuis que l’armée mauritanienne a décidé d’interdire aux éléments du Polisario de pénétrer sur son territoire, notamment dans la zone de Lebriga, pour lancer des attaques contre le Maroc. Une telle attitude pour le moins radicale a poussé le président Abdelmajid Tebboune à convaincre son homologue mauritanien de recevoir, en mai à Nouakchott, une délégation des séparatistes conduite par Hamma Salama « président du Parlement sahraoui » sans pour autant influer en quoi ce soit sur la position mauritanienne. A. Tebboune avait sévi en persuadant le président mauritanien d’inviter B. Ghali, début août 2024, à la cérémonie de prestation de serment de M. Ould El Ghazouani pour un second mandat. Mais depuis, point de rabibochage entre le chef d’Etat mauritanien et le chef des séparatistes…
