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Rentrée socio-économique : La CDT tire la sonnette d’alarme

by Perspectives Med
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Rentrée socio-économique : La CDT tire la sonnette d’alarme

La CDT dénonce la « domination des politiques néolibérales sauvages », la multiplication des guerres et conflits armés, ainsi que l’aggravation des crises climatique, alimentaire et énergétique, utilisées, selon elle, comme « armes supplémentaires pour soumettre les peuples ». Elle appelle, en conséquence, au renforcement de la solidarité ouvrière internationale et à l’unification des luttes en faveur d’un monde fondé sur la démocratie, la justice sociale et la dignité humaine.

Le bureau exécutif de la Centrale a réaffirmé son soutien « de principe et inconditionnel » au peuple palestinien dans sa lutte contre l’occupation israélienne. Comme il a condamné « les crimes de guerre liés au génocide systématique, à la famine et au déplacement forcé à Gaza », saluant l’initiative de la flottille internationale de solidarité visant à briser le blocus. Elle a par ailleurs exhorté l’État marocain à « mettre fin au processus de normalisation ». L’organisation a rappelé que la cause palestinienne demeure « une question nationale centrale » pour le peuple marocain et a appelé ses militants à participer massivement aux initiatives de solidarité, notamment à la grève de la faim internationale prévue les 16 et 23 septembre 2025.

Au niveau interne, la CDT s’est alarmée de la « gravité de la situation sociale », pointant du doigt « la montée de la corruption, la persistance des politiques impopulaires et l’élargissement du cercle de la pauvreté, de la précarité et du chômage ». Le syndicat a par ailleurs dénoncé le « harcèlement systématique » visant les libertés syndicales et publiques, rejetant « catégoriquement » toute réforme des régimes de retraite qui ferait peser le coût des déficits sur les salariés. La centrale a également exprimé son opposition à toute révision du Code du travail susceptible de remettre en cause les acquis et a exhorté l’État à faire respecter la législation sociale, notamment en matière de salaire minimum et de couverture par la CNSS. Elle a aussi exigé du gouvernement l’application immédiate des engagements pris dans le cadre du dialogue social central et sectoriel, ainsi que l’ouverture de négociations autour du projet de loi de finances 2026.

En outre, la Centrale a exprimé son soutien aux grèves menées par les fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, ainsi qu’aux mobilisations dans l’ensemble de ses secteurs affiliés. Elle a appelé ses structures syndicales à une « mobilisation générale et ascendante » pour contrer les politiques « régressives », se disant prête à recourir à « toutes les formes de protestation » pour défendre les droits et acquis sociaux.

Dans sa déclaration finale, la CDT a réaffirmé son attachement à sa ligne de lutte et son engagement constant aux côtés de la classe ouvrière marocaine, affirmant sa détermination à « résister à toute tentative de remise en cause des libertés, des droits et des acquis ».

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