La FLDF souligne que la gravité des faits impose l’activation de tous les mécanismes juridiques et institutionnels permettant de protéger les mineures et d’accompagner leurs familles. Pour la fédération, cette affaire ne saurait se limiter à des condamnations de principe ou à l’indignation : elle exige que les mis en cause répondent de leurs actes et que les victimes bénéficient d’une protection effective.
Dans le même contexte, la FLDF a appelé les avocates et avocats engagés dans la défense des droits humains à rejoindre le collectif de défense qu’elle compte mettre en place. Comme elle plaide aussi pour l’accompagnement psychologique, social et médical gratuit au profit des victimes, outre l’assistance judiciaire et la confidentialité des identités des concernées, comme le prévoit le Code de procédure pénale.
Plus, l’ONG appelle aussi à renforcer la sécurité des espaces et lieux d’hébergement susceptibles d’être utilisés pour attirer des mineures. Comme elle exhorte les départements gouvernementaux concernés à consolider les mécanismes de vigilance dans les établissements scolaires et les internats de jeunes filles en milieu rural, tout en œuvrant à la mise en place d’alternatives économiques et sociales à même de réduire les risques d’exploitation.
A signaler que parmi les dix victimes jusque-là identifiées, deux jeunes filles sont enceintes. Six suspects ont été interpellés, dont une femme qui aurait joué le rôle d’intermédiaire.

