Nueva Melilla a exprimé l’espoir que le préside espagnol puisse un jour connaître une situation similaire à celle de Gibraltar, disant attendre le moment où « la clôture qui sépare Melilla de son environnement immédiat » sera démolie. Comme il a souligné que le renforcement de la coopération avec le Maroc ne signifie pas d’abandonner les positions politiques de l’une ou l’autre partie, mais à construire un espace favorable au développement économique et social des deux côtés.
De son côté, la communauté musulmane a déclaré, dans un communiqué, regretter les conditions quotidiennes aux postes-frontières de Melilla et de Sebta, évoquant de longs temps d’attente qui, selon elle, affectent travailleurs, étudiants et entrepreneurs.
Parmi les propositions avancées figure la création d’un groupe de travail réunissant des experts d’Espagne, du Maroc et de l’Union européenne, chargé d’étudier des alternatives permettant une gestion frontalière plus fluide, tout en préservant les prérogatives de sécurité et de contrôle. Elle a également proposé de concentrer principalement les procédures de contrôle aux frontières dans les ports maritimes et les aéroports, en s’appuyant sur des systèmes technologiques avancés et sur des mécanismes de coopération sécuritaire entre les organismes concernés.

