Mis en œuvre par l’ONUDI en partenariat avec le ministère de l’Industrie et du Commerce et avec le soutien financier du Secrétariat d’État à l’économie de la Confédération suisse (SECO), ce programme vise à favoriser l’évolution des zones industrielles vers des modèles plus circulaires, plus sobres dans l’utilisation des ressources et mieux adaptés aux enjeux climatiques.
Les cinq sites pilotes retenus sont le parc industriel de Sélouane (Nador), l’Atlantic Free Zone (Kénitra), Aïn Johra (Tiflet), Jorf Lasfar (El Jadida) et Tassila (Agadir). À travers cette nouvelle étape, l’objectif est de renforcer l’accompagnement des entreprises industrielles afin d’améliorer leurs performances environnementales et leur compétitivité grâce à une utilisation plus efficiente de l’énergie, de l’eau et des matières premières.
L’appel à manifestation d’intérêt a pour objectif de sélectionner un nombre limité de bureaux d’études nationaux qui bénéficieront d’une formation pratique aux approches de l’efficacité des ressources et de la production plus propre (ERPP), ainsi qu’aux synergies industrielles. À l’issue de cette formation, ces cabinets pourront intervenir comme sous-traitants de l’ONUDI dans le cadre des études techniques prévues au début de l’année 2027.
Les futures missions couvriront un large éventail de domaines, notamment l’efficacité énergétique, la gestion de l’eau industrielle, l’économie circulaire, la gestion des déchets, l’analyse des flux de matières et d’énergie, l’optimisation des procédés industriels, les analyses du cycle de vie ainsi que les études de décarbonation et les bilans de gaz à effet de serre.
Les bureaux d’études candidats devront justifier d’au moins cinq années d’existence et présenter une expérience confirmée auprès d’entreprises industrielles, avec des références dans les domaines couverts par le programme. Ils devront également disposer de compétences en gestion de l’eau industrielle, en efficacité énergétique et en procédés industriels.
Les candidatures pourront être déposées jusqu’au 31 juillet 2026. Après une phase de présélection prévue en août, les structures retenues participeront à une formation en présentiel organisée à Rabat en octobre, avant le lancement des études techniques programmé au début de 2027. Les candidatures émanant de bureaux d’études dirigés par des femmes ainsi que de structures implantées dans les régions de Rabat-Salé-Kénitra, Casablanca-Settat, l’Oriental et Souss-Massa feront l’objet d’une attention particulière.
Les études qui seront réalisées auprès des entreprises auront notamment pour vocation d’identifier des pistes concrètes d’amélioration des performances industrielles, qu’il s’agisse de réduire les consommations d’énergie et d’eau, de limiter les pertes de matières premières, de mieux valoriser les déchets ou encore de favoriser les synergies entre entreprises installées sur un même site. Cette approche vise à concilier compétitivité économique et performance environnementale, tout en renforçant la résilience des activités industrielles face à la raréfaction des ressources et aux exigences croissantes en matière de décarbonation.

