Ce nouveau cadre, aligné au Nouveau modèle de développement (NMD) du Maroc, vise à soutenir la création d’emplois de meilleure qualité en déployant des financements, des connaissances et des solutions du secteur privé.
Intervenant à cette occasion, Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur pays de la Banque mondiale (BM) pour le Maghreb et Malte, a indiqué que ce nouveau partenariat reflète l’ambition du Maroc de faire évoluer son modèle de croissance, historiquement soutenu par l’investissement public, vers un modèle davantage porté par le privé, créateur d’emplois notamment au profit des jeunes et des femmes.
De son côté, David Tinel, représentant régional de la Société financière internationale (IFC) pour le Maghreb, a expliqué que la mise en œuvre de cette stratégie s’articulera autour de trois grands résultats. Il s’agit du renforcement de la compétitivité et de la productivité des entreprises, du développement de territoires plus inclusifs, mieux connectés et plus résilients, ainsi que de la consolidation du capital humain. D’après lui, le CPF prévoit environ 15 milliards de dollars destinés aux interventions de la Banque mondiale dans le secteur public sur la période 2026-2035. Les engagements de IFC en faveur du secteur privé devraient dépasser ce montant sur la même période, auxquels viendront s’ajouter les garanties de la MIGA (Agence multilatérale de garantie des investissements) afin de renforcer la mobilisation des investissements privés.
Le nouveau cadre reposera sur un mécanisme de suivi, avec des plans d’action annuels, un dialogue avec les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile, ainsi qu’une évaluation des résultats pour ajuster les interventions aux priorités nationales.

