Dans une allocution, Toufik Koudri, représentant permanent adjoint de l’Algérie auprès de l’ONU, a dénoncé des « allégations fallacieuses », des « célébrations du fait accompli » ainsi que des « lectures biaisées » des propos tenus par A. Attaf, le 24 mai. Le diplomate a également fustigé « les prétendues reconnaissances en faveur des thèses marocaine s», lit-on dans une dépêche APS.
Ces déclarations ont été rattrapées au rebond par des pages proches du Polisario sur les réseaux sociaux pour en saluer la teneur. « Alors que certaines lectures médiatiques évoquent un possible changement d’attitude d’Alger sur le Sahara occidental, la position officielle algérienne reste inchangée. L’Algérie continue de soutenir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et le cadre de décolonisation reconnu par les Nations unies », lit-on dans des médias sahraouis. Pareil ton contraste avec la colère affichée ces derniers jours par des Sahraouis des camps de Tindouf sur les réseaux sociaux, à la suite du discours prononcé le 24 mai par le ministre algérien des Affaires étrangères. Plusieurs messages ont critiqué son soutien à la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, malgré son appel à des «négociations directes» entre le Maroc et le Polisario.
Adoptée le 31 octobre, cette résolution, ayant consacré la solution de l’autonomie proposée par le Maroc, sert à la fois de cadre et de base aux rounds de discussions sur la question du Sahara entre le Maroc, l’Algérie, le Polisario et la Mauritanie, organisés en février dernier.
L’intervention de T. Koudri, relayée par l’APS, a soigneusement évité toute référence à la résolution 2797, un autre signal adressé aux partisans du Polisario. Pour rappel, le Front avait fermement condamné l’adoption de cette résolution.

