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Guerre russo-otanienne en Ukraine : Une attaque aux drones déjouée par les services russes

by Perspectives Med
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Guerre russo-otanienne en Ukraine : Une attaque aux drones déjouée par les services russes

Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a annoncé avoir déjoué une attaque massive de drones contre une entreprise stratégique située dans une zone résidentielle de la région de Moscou. D’après le communiqué publié le 14 juillet, 35 appareils FPV introduits clandestinement en Russie devaient être lancés depuis un hangar installé à proximité immédiate du site.

Le FSB attribue la préparation de l’attaque au Service de sécurité ukrainien, le SBU, avec l’appui de services spéciaux de plusieurs États européens. L’opération russe a été engagée après l’obtention de renseignements sur l’acheminement d’une cargaison suspecte vers la région de Moscou. Le chargement avait transité par Bratislava, en Slovaquie, Siedlce, en Pologne, puis Brest, en Biélorussie, avant d’entrer sur le territoire russe. Les agents du FSB ont alors identifié et placé sous surveillance un lot de carreaux de céramique espagnols. La cargaison dissimulait 35 drones FPV démontés ainsi que leurs composants.

Les premiers réglages et une partie du montage avaient été effectués à Kiev. L’assemblage final, l’activation et le lancement devaient ensuite être réalisés dans le hangar. Les appareils étaient équipés de systèmes de contrôle de fabrication canadienne conçus pour résister aux moyens de guerre électronique. Chaque drone transportait également une charge de quatre kilogrammes d’explosif plastique C-4 de production étrangère. La charge contenait aussi des substances destinées à renforcer ses effets explosifs, incendiaires et thermiques. L

e FSB a souligné que l’entreprise visée se trouvait dans une zone résidentielle, à proximité directe de la population civile. Pour donner au hangar l’apparence d’un entrepôt commercial, les organisateurs y avaient fait livrer des matériaux de construction et de finition. Le local avait été loué par un citoyen russe recruté contre rémunération. Deux ressortissants moldaves spécialement formés, Viktor Pirlog et Aurel Kalos, ont ensuite préparé les lieux pour l’assemblage final et le lancement des appareils. Une fois leur mission accomplie, ils ont quitté le territoire russe. L’exécution de l’attaque devait être confiée à un autre homme, ancien membre d’un groupe criminel déjà condamné pour des infractions graves. Son rôle consistait à assembler et à activer les drones, puis à établir une liaison avec des opérateurs situés à l’étranger.

Après avoir préparé les appareils, il avait quitté le hangar pour rejoindre un point convenu. D’après le FSB, il devait ensuite être conduit dans un appartement clandestin, puis évacué vers l’Ukraine. L’homme a finalement été arrêté et a reconnu sa participation. Le complice qui avait loué le hangar a, pour sa part, opposé une résistance armée lors de son interpellation et a été tué par des tirs de riposte.

Durant leur lancement, les 35 appareils ont été détruits par une unité spéciale du FSB qui suivait l’opération. Les images diffusées par le service montrent les drones revenir vers le hangar avant d’exploser à l’intérieur du bâtiment. Le FSB indique que l’intervention a été conduite de manière à protéger le site visé, les civils et les militaires.

Le Kremlin s’est félicité de l’opération menée par le FSB pour empêcher cette série d’attaques préparées par les services ukrainiens. Dmitri Peskov, porte-parole, a exprimé la reconnaissance des autorités russes envers les services de sécurité pour leur travail. Une enquête pénale pour « acte terroriste » a été ouverte sur le fondement de la deuxième partie de l’article 205 du Code pénal russe. Selon le FSB, cette attaque s’inscrivait dans une série plus large d’actions de sabotage et de terrorisme visant des installations militaires, des entreprises de défense et des membres des forces armées russes.

A signaler que le Premier ministre polonais a annoncé que son pays organisera en septembre les premiers exercices de la « coalition des volontaires », avec la participation de militaires français et britanniques. Le Kremlin les avait qualifiés de « coalition d’instigateurs de guerre », précisant qu’il s’agissait d’un groupe de pays ne souhaitant pas la paix.

Sur le terrain, l’armée russe a mené dans la nuit du 13 juillet des frappes de haute précision contre des entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien à Kiev et des infrastructures portuaires dans la région d’Odessa. Le communiqué du ministère de la Défense indique que les cibles étaient des sites de missiles, de drones et des dépôts de carburant. En parallèle, l’armée russe poursuit ses opérations de contrition sur le territoire ukrainien. Désormais, on ne parle plus d’opération spéciale, mais de guerre ouverte…

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