Dans un article du journal français Le Monde, Badr Al-Busaidi a considéré cette politique, organisée depuis 1979 autour de ce qu’on appelait la politique d’« endiguement » contre l’Iran a été une grosse erreur, du fait qu’elle considérait que le premier objectif de la structure de sécurité régionale était de « protéger les intérêts du Golfe et de l’Occident contre la menace existentielle que représentait l’Iran », sachant que cette hypothèse « était profondément erronée », puisque « Téhéran ne représentait de menace existentielle ».
Selon lui, l’adoption de ce point de vue a conduit à la construction d’un système de sécurité fondé sur des hypothèses inexactes, déplorant ce qui a été développé et maintenu via les « énormes dépenses militaires dans la région et à l’expansion des bases américaines dans le Golfe », à savoir « une présence militaire maintenue pour la protection à distance à un coût et avec des efforts considérables ».
Le chef de la diplomatie omanaise a souligné que l’évolution actuelle de la situation régionale exige l’adoption d’une nouvelle approche fondée sur le dialogue et la coopération régionale, qui renforcera la sécurité de la région, maintiendra sa stabilité et garantira la sécurité de la navigation sur les voies maritimes vitales, en rupture avec les politiques de confrontation et d’endiguement qui ont régi la région pendant des décennies.
B. Al-Busaidi a ajouté que « la priorité urgente est de parvenir à un cadre permanent qui garantisse la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz ». Il estimait que la phase actuelle exige de « tirer des leçons et de se tourner vers l’avenir, au lieu de se préoccuper des erreurs du passé ».
Réserves saoudiennes
Des médias israéliens ont révélé de nouvelles conditions saoudiennes transmises à l’administration américaine concernant la normalisation des relations avec « Israël » et le retour aux accords d’Abraham. Le quotidien Israel Hayom rapporte que les Saoudiens ont envoyé des messages à Washington confirmant leur volonté de reprendre les discussions sur l’adhésion aux accords d’Abraham.
Le journal explique que la partie saoudienne a posé deux conditions à la relance de ce processus. « La première condition est le remplacement du Premier ministre Benjamin Netanyahu », tandis que la seconde porte sur « l’annulation de toutes les mesures prises par le ministre des Finances Bezalel Smotrich en Cisjordanie ».
Fin mai, le président américain a appelé les pays du Moyen-Orient, dont l’Arabie saoudite, le Qatar, le Pakistan et d’autres, à rejoindre les accords d’Abraham après avoir conclu un accord avec l’Iran. Donald Trump a indiqué avoir abordé la question avec plusieurs dirigeants régionaux lors d’entretiens téléphoniques avec l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, l’Égypte, la Turquie, le Pakistan et Bahreïn, insistant sur la nécessité d’étendre le processus de normalisation à d’autres pays de la région.
À l’inverse, le journal américain The Hill a affirmé que la demande soudaine de D. Trump, invitant ces pays à normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre des négociations avec l’Iran, s’était heurtée à une réalité complexe dans la région. Le journal a noté que le Pakistan, qui joue un rôle de médiateur dans les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, avait catégoriquement rejeté cette idée, tandis que d’autres pays gardaient un silence notable.

