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Les Européens face à l’ « allié américain » : L’heure est à la défiance

by Perspectives Med
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Les Européens face à l’ « allié américain » : L’heure est à la défiance

D’après les résultats du sondage publié mercredi, à la veille des sommets du G7 et de l’OTAN qui se tiendront dans les semaines à venir, la majorité des participants des pays sondés ne croient pas que les États-Unis se précipiteraient pour leur apporter une aide en cas d’attaque, ce qui reflète, selon le rapport, un « profond manque de confiance » dans les garanties de sécurité américaines.

Le rapport indique que les politiques du président américain Donald Trump, notamment ses positions sur l’OTAN et la présence militaire américaine en Europe, ont conduit de larges pans de la population européenne à soutenir le renforcement des capacités de défense du continent et la réduction de la dépendance stratégique vis-à-vis de Washington.

Jana Kobzova, chercheuse au Conseil européen des relations étrangères, a déclaré qu’« il existe un soutien clair sur tout le continent en faveur d’une réduction de la dépendance vis-à-vis des États-Unis », notant que les Européens sont désormais plus disposés à augmenter les dépenses de défense et plus confiants dans la capacité des pays européens voisins à fournir un soutien en temps de crise.

Le chercheur Pavel Zirka estime que le soutien populaire croissant à l’autonomie « offre aux dirigeants européens l’opportunité d’avancer plus rapidement dans le développement des capacités de sécurité et de défense européennes ».

L’enquête a montré que les Européens sont désormais plus enclins à soutenir une augmentation des dépenses de défense par rapport à l’année dernière, 47 % des participants étant favorables à l’idée d’un emprunt collectif au sein de l’Union européenne pour financer cette augmentation, contre 35 % qui s’y opposent.

La plupart des participants dans ces pays ont également exprimé leur soutien à une réduction de la dépendance à l’égard des équipements militaires américains, tandis que le slogan « Achetez européen » a reçu un large soutien, notamment au Danemark, aux Pays-Bas, en Suède, au Portugal et en France.

En revanche, l’idée de financer les dépenses de défense en réduisant les dépenses publiques intérieures est restée impopulaire dans plusieurs pays européens, notamment en Italie, en Autriche, en Allemagne et en Espagne.

Concernant les relations avec la Russie, 44 % des participants estimaient que la reprise des importations de pétrole et de gaz russes serait une « mauvaise » ou une « très mauvaise » option, malgré la hausse continue des coûts de l’énergie en Europe.

Quant à la question de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, elle a mis en évidence la persistance des divisions au sein de l’opinion publique européenne, puisque dans plusieurs pays, dont la Hongrie, la Bulgarie, l’Autriche et l’Allemagne, les participants avaient tendance à s’opposer à l’adhésion de Kiev dans les circonstances actuelles plutôt qu’à la soutenir.

Malgré le net déclin de la confiance à Washington, la plupart des participants ont exprimé leur conviction que les relations américano-européennes pourraient s’améliorer après le départ de Trump, une opinion partagée par la majorité des pays inclus dans l’enquête.

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