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Guerre en Afghanistan : L’armée reprend aux taliban la capitale de Badghis

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Avec le retrait des forces américaines et britanniques, après 20 ans de présence, les insurgés ont repris les combats et se sont emparés de plusieurs zones rurales.
Ils avaient lancé mercredi une offensive contre Qala-e-Naw, capitale de la province de Badghis, s’emparant des principaux bâtiments gouvernementaux de la ville, dont le quartier général de la police. Une avancée spectaculaire qui laisse craindre aux Occidentaux une guerre civile.
« La ville est (de nouveau) entièrement sous notre contrôle et nous menons des opérations contre les taliban à la périphérie de la ville », a déclaré Fawad Aman, porte-parole du ministère de la Défense.
Selon le ministère, 69 combattants taliban ont été tués lors de nouvelles opérations à la périphérie de Qala-e-Naw. Une grande quantité d’armes et de munitions a été saisie par les forces gouvernementales, a indiqué le ministère sur Twitter.Le reste du territoire de la province de Badghis reste aux mains des taliban.
Selon des responsables sécuritaires occidentaux, les taliban ont conquis une centaine de districts. Les insurgés affirment détenir 200 districts dans 34 provinces, soit plus de la moitié du territoire. Les principales villes et capitales provinciales restent sous le contrôle du gouvernement.
Le Président américain, a annoncé jeudi que la mission militaire des États-Unis en Afghanistan prendrait fin le 31 août et qu’il appartenait au peuple afghan de diriger son pays, en dépit des craintes grandissantes concernant une possible guerre civile une fois les troupes américaines entièrement retirées.
«Nous ne sommes pas allés en Afghanistan pour construire une nation. C’est le droit et la responsabilité du seul peuple afghan de décider de son avenir et de la manière dont il veut diriger son pays», a déclaré l’actuel résident de la Maison-Blanche lors d’une allocution.
Entré en fonction en janvier dernier, l’ancien sénateur et vice-Président avait annoncé en avril que les États-Unis se retireraient militairement d’Afghanistan d’ici au 11 septembre 2021, une date symbolique, vingt ans après les attentats sur le territoire américain ayant provoqué le début de l’intervention américaine.
Cette annonce intervient sur fond d’offensive des insurgés talibans dans le nord-ouest de l’Afghanistan, alors que les troupes américaines ont quitté plus tôt ce mois-ci l’une des plus grandes bases militaires qu’elles occupaient dans le pays. Les forces gouvernementales afghanes sont parvenues à reprendre plus tôt dans la journée le contrôle de la capitale de la province de Badghis.
Joe Biden a déclaré jeudi que les États-Unis prévoyaient aussi de déplacer hors du pays des milliers de traducteurs afghans avant la fin de la mission militaire américaine.Washington a prévu de maintenir sur place la force de protection de l’ambassade américaine dans la capitale, Kaboul. Quelque 650 soldats la composent.
Le commandant des troupes américaines en Afghanistan, Austin Miller, a prévenu la semaine dernière que le pays pourrait plonger dans la guerre civile.J. Biden a estimé jeudi que la prise de pouvoir des talibans n’était «pas inévitable», réaffirmant par ailleurs sa confiance dans les capacités de l’armée afghane.

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