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A. Guterres dénonce le ciblage des hôpitaux à Gaza : Tel-Aviv y voit un parti-pris

Nouvel épisode de tensions entre Israël et les Nations unies. L'État hébreu, par l'intermédiaire de son chef de la diplomatie, s'en est ouvertement pris au secrétaire général de l'organisation internationale, l'accusant de soutenir le Hamas, Antonio Guterres ayant réitéré son appel à un cessez-le-feu humanitaire à Gaza.
A. Guterres dénonce le ciblage des hôpitaux à Gaza : Tel-Aviv y voit un parti-pris

Dans un message publié sur la plateforme X (ex-Twitter) dans la soirée du 6 décembre, Eli Cohen, ministre israélien des Affaires étrangères, a accusé le patron de l’ONU de soutenir « l’organisation terroriste Hamas » en raison de la « demande d’activation de l’article 99 et son appel au cessez-le-feu à Gaza ». Pour le ministre israélien, cette démarche constitue « une approbation du meurtre de personnes âgées, de l’enlèvement de bébés et du viol de femmes ». Le chef de la diplomatie israélienne fustige « le mandat de Guterres » qui à ses yeux constitue « un danger pour la paix mondiale ». D’après lui, pour soutenir la stabilité mondiale, il faut prendre fait et cause pour « la libération de Gaza du Hamas ».
Les propos d’E. Cohen font écho à la lettre d’A. Guterres publiée le 6 décembre. Dans cette note, le patron de l’ONU invoque « l’article 99 » de la Charte qui est une prérogative exceptionnelle du secrétaire général des Nations unies afin d’« attirer l’attention du Conseil de sécurité » sur un dossier qui « pourrait mettre en danger le maintien de la paix et de la sécurité internationales ». Suite à cette démarche, inédite depuis 1971, le Conseil de sécurité se réunira le 8 décembre afin d’examiner cet appel.

Dans sa lettre, A. Guterres exhorte à la libération de tous les otages et à la cessation des combats qui ont « créé des souffrances humaines épouvantables, des destructions physiques et des traumatismes collectifs à travers Israël et les territoires palestiniens occupés ». « Les hôpitaux sont devenus des champs de bataille », s’est-il indigné, craignant « un grave risque d’effondrement du système humanitaire » à Gaza. « La population civile doit être épargnée de plus grands dommages », a-t-il martelé.

Ce n’est pas la première fois que l’ONU et Israël sont en désaccord autour des opérations de Tsahal à Gaza. Fin octobre, l’entité sioniste avait affirmé ne plus accorder de visas aux représentants onusiens, et ce, en raison des propos d’A. Guterres. Il est « important de reconnaître également que les attaques du Hamas ne se sont pas produites dans le vide », le peuple palestinien ayant été soumis à « 56 ans d’occupation étouffante », avait en effet affirmé le patron de l’ONU.

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