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L’OTAN active ses plans de défense : Intimider la Russie ?

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A la suite de l’opération militaire russe entamée dans la nuit du 23 au 24 février contre plusieurs cibles militaires ukrainiennes, Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'OTAN, a annoncé l'activation des plans de défense de l'Alliance.

J. Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN, a annoncé la tenue, vendredi 25 février, d’un sommet de l’organisation politico-militaire, ainsi que l’activation de ses plans de défense. «Nous avons convoqué un sommet en visioconférence demain pour analyser la marche à suivre et nous avons activé les plans de défense afin de pouvoir déployer la capacité de la force de réaction là où ce sera nécessaire», a déclaré la veille le même homme après une réunion d’urgence des ambassadeurs des pays de l’Alliance. Il a par ailleurs souligné que l’OTAN n’avait pas de troupes en Ukraine et n’avait pas l’intention d’en déployer.
Dans un communiqué publié en fin de matinée, dans la foulée du déclenchement le matin même d’une opération russe visant plusieurs cibles militaires ukrainiennes, l’OTAN a appelé «la Russie à respecter pleinement le droit humanitaire international et à permettre un accès et une assistance humanitaires sûrs et sans entraves à toutes les personnes dans le besoin». «Nous déployons des forces terrestres et aériennes défensives supplémentaires dans la partie orientale de l’Alliance, ainsi que des moyens maritimes supplémentaires. Nous avons accru l’état de préparation de nos forces pour faire face à toutes les éventualités», a fait savoir l’OTAN, qui a annoncé «des mesures supplémentaires pour renforcer encore la dissuasion et la défense dans l’ensemble de l’Alliance».
«Nous appelons la Russie à cesser immédiatement son action militaire et à retirer toutes ses forces de l’Ukraine et de ses environs», a par ailleurs exigé l’organisation, dont l’expansion en Europe de l’Est suscite une profonde préoccupation côté russe. Moscou a en effet expliqué à plusieurs reprises qu’il percevait l’accumulation des troupes de l’OTAN en Europe de l’Est comme une trahison des promesses occidentales faites à l’URSS à la fin de la guerre froide – promesses que l’ancien chef de la diplomatie française Roland Dumas a récemment confirmées, alors qu’elles sont régulièrement remises en question sur la scène politico-médiatique occidentale.
«Nous condamnons avec la plus grande fermeté l’horrible attaque de la Russie contre l’Ukraine, qui est totalement injustifiée et non provoquée», peut-on encore lire dans le communiqué de l’OTAN, qui semble attribuer à la seule Russie l’escalade des tensions internationales qui ont rythmé le dossier ukrainien ces derniers mois.
Plus tôt dans la journée, le président français Emmanuel Macron, à la présidence de l’U.E, avait appelé à la tenue du sommet annoncé par J. Stoltenberg. «Le président de la République souhaite la tenue d’un sommet de l’OTAN au plus vite, en concertation avec nos partenaires et alliés», avait fait savoir la présidence française, ici citée par l’AFP, l’agence indiquant que le Premier ministre britannique Boris Johnson a exprimé la même demande.
Fait notable, l’opération russe lancée aujourd’hui en Ukraine rappelle à certains spécialistes l’intervention de l’OTAN au Kosovo en 1999…

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