mercredi, juin 10, 2026
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L’Iran exige l’arrêt des combats à Gaza : Le Hamas salue le soutien de Téhéran

by Perspectives Med
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L’Iran exige l’arrêt des combats à Gaza : Le Hamas salue le soutien de Téhéran

H. Qassem a souligné la volonté du Hamas d’inclure Gaza dans les efforts de solidarité et de placer l’enclave au cœur des équations régionales visant à mettre fin à la guerre et à stopper l’agression, ajoutant que le mouvement répond favorablement à toutes les demandes logiques formulées au Caire, dans l’espoir de parvenir à des solutions au plus vite. Comme il a réaffirmé la volonté du mouvement d’accélérer la conclusion d’un accord pour mettre fin à la guerre d’extermination à Gaza, abréger les souffrances et stopper l’agression en cours.

Par ailleurs, le porte-parole du Hamas a salué les réactions iranienne et yéménite face à l’agression de l’occupant au Liban, affirmant que « cette position est un modèle de solidarité entre les composantes de la nation ». Il a appelé les forces actives de la nation à considérer ce niveau de soutien et de solidarité comme un devoir du moment pour soutenir les peuples palestinien et libanais.

Des pourparlers ont débuté au Caire entre des médiateurs et des représentants des factions de la résistance palestinienne afin de discuter d’une feuille de route proposée pour achever la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu, dans un contexte d’agression israélienne continue.

Sauver Dr H Abou Safiya

A signaler que le fils du médecin palestinien Hussam Abou Safiya, arrêté par les forces israéliennes à Gaza fin 2024 et détenu pendant plus de 500 jours sans inculpation formelle, a exprimé sa profonde inquiétude pour la sécurité de son père après son transfert, sans explication, en isolement dans une prison de haute sécurité. Abou Safiya est en isolement.  Dr Abu Safiya, directeur de l’hôpital Kamal Adwan dans le nord de la bande de Gaza, a été arrêté alors qu’il était en service le 27 décembre 2024.

L’organisation Médecins pour les droits de l’homme a signalé la semaine dernière avoir reçu des informations selon lesquelles cet homme de 53 ans avait été transféré de la prison de Ketziot à la prison de Ramon, qui fait partie du complexe pénitentiaire de Ganot, où il a été placé à l’isolement. L’organisation a confirmé qu’elle n’a pas été informée des raisons de ce transfert.

Lors d’une visite effectuée le mois dernier par un avocat d’une organisation de défense des droits de l’homme, Abou Safiya a décrit les dures conditions de détention, évoqué des problèmes médicaux non traités et une grave pénurie alimentaire. Son fils a déclaré que son père a dû subir une intervention chirurgicale pour retirer des éclats d’obus qui s’étaient logés dans sa cuisse gauche lors de son arrestation, et qu’il souffre encore de douleurs et d’un gonflement persistants à l’endroit de la blessure.  « Ce que nous savons [de sa détention] révèle de graves souffrances. Durant les premiers mois de sa détention, il n’a pas été autorisé à changer de vêtements et il a contracté des maladies de peau sans recevoir de soins appropriés », a-t-il déclaré. « On nous a dit qu’il est détenu [actuellement] dans une très petite cellule d’isolement, pas plus d’un mètre sur un mètre, ce qui est à peine suffisant pour bouger ou s’asseoir correctement. »

Plus de 525 jours après son arrestation, les autorités israéliennes n’ont toujours pas porté d’accusations formelles contre lui. Il a été désigné comme « combattant illégal », au même titre que plus de 375 autres membres du personnel médical, une désignation qu’Israël a fréquemment utilisée pour justifier une détention prolongée sans procès. Depuis son arrestation, sa famille n’a pas pu le contacter directement, selon le quotidien britannique The Guardian.

La Commission d’enquête internationale indépendante des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés a révélé dans un nouveau rapport que les civils palestiniens sont systématiquement et délibérément soumis à de graves violations du droit international des droits de l’homme par les forces et les colons israéliens. Srinivasan Muralidar,  président du comité, a souligné que les violences des colons en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, sont une « conséquence directe des politiques israéliennes qui soutiennent, facilitent et protègent leurs actions, et leur apportent un soutien financier et militaire », notant que les autorités judiciaires et sécuritaires israéliennes accordent depuis des décennies aux colons l’immunité face aux actes de violence qu’ils commettent.

D’après un rapport de l’ONU, les attaques de colons contre les Palestiniens s’intensifient de façon constante. En 2025, au moins sept Palestiniens ont été tués et 832 autres blessés, soit une augmentation de 130 % du nombre de victimes par rapport à 2024.  Le rapport indique également que cette tendance se poursuit en 2026, avec des attaques et des agressions quotidiennes recensées. Le comité a documenté les crimes commis contre des enfants et des femmes, notamment des agressions, des enlèvements et des sévices infligés à des enfants palestiniens par des colons alors qu’ils vaquaient à leurs occupations, comme jouer, aller à l’école ou s’occuper des animaux et des champs. Ces colons ont également commis ou menacé de commettre des violences sexuelles contre des Palestiniens dans le but de leur inspirer peur et humiliation.

Le rapport ajoute que les actes d’intimidation et de harcèlement pratiqués par les colons à l’encontre des femmes et des filles palestiniennes ont considérablement restreint leurs activités quotidiennes, les ont empêchées d’accéder à des lieux publics tels que les écoles et les lieux de travail, et ont réduit leurs chances d’échapper à des situations abusives telles que la violence domestique. La commission d’enquête internationale a conclu dans son rapport que la violence des colons en Cisjordanie est utilisée comme un outil de mise en œuvre de la politique du gouvernement d’occupation, car « l’État et les groupes et individus de colons violents œuvrent à la réalisation des mêmes objectifs stratégiques, notamment la poursuite de l’occupation illégale, la consolidation des colonies israéliennes illégales, l’annexion des terres palestiniennes et le déplacement des Palestiniens de leurs terres. »

Un colon armé interdit aux habitants arabes de se rendre à Tarqoumiya à l’ouest de la ville d’al-Khalil et assure que seuls les juifs y sont autorisés. Le média palestinien Quds news rend compte sur son site sur Telegram d’attaques quotidiennes de colons armés contre les Palestiniens de la Cisjordanie. Il indique que ces derniers sont devenus une milice organisée qui travaille en coordination avec l’armée dans le cadre d’équipes d’urgence des colonies appelées Hagmar. Ils sont armés et entrainés par l’armée. Depuis 2023, 250 mille colons ont fait des demandes pour obtenir des armes, les premiers mois.

SOS palestinien

Le Hamas a mis en garde contre l’escalade des opérations de démolition menées par l’occupation israélienne dans diverses zones de Cisjordanie, et a récemment annoncé la démolition de dizaines d’installations commerciales et résidentielles à Hébron, dans le cadre d’une guerre ouverte contre la présence palestinienne partout où elle se trouve. d« Les démolitions généralisées et croissantes en Cisjordanie, qui visent à déplacer notre peuple de ses terres, n’aboutiront pas grâce à la fermeté, à la résilience et au respect des droits de notre peuple, ainsi qu’à l’option de la résistance comme moyen de mettre fin à l’occupation », lit-on dans son communiqué produit mardi. Et de souligner que ces opérations en cours et ces avertissements de plus en plus insistants constituent une violation flagrante de toutes les normes et lois internationales, une continuation de la judaïsation systématique, du nettoyage ethnique et du ciblage dangereux de notre peuple, ainsi qu’une extension de la guerre d’extermination et de déplacement dans la bande de Gaza et à Jérusalem occupée.

Un appel a été lancé à la communauté internationale, tous les pays et toutes les parties concernées à prendre des mesures immédiates pour mettre fin aux massacres perpétrés lors des démolitions en Cisjordanie et à Jérusalem, et à faire pression sur le gouvernement d’occupation pour qu’il mette fin à ces crimes quotidiens contre le peuple palestinien

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