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Le PAM perd sa tête de turc : Le tourbillon « Escobar du Sahara » emporte A. Ouahbi

Abdellatif Ouahbi ne briguera pas de second mandat à la tête du PAM. Dans son discours prononcé vendredi, à l’ouverture du congrès de la formation, l’actuel ministre de la Justice qui ne fait plus l’unanimité, a déclaré qu’il renonçait à la course.
Le PAM perd sa tête de turc : Le tourbillon « Escobar du Sahara » emporte A. Ouahbi

Avec cette annonce, la chronique de la formation du Tracteur qui embaume le soufre depuis l’éclatement de l’affaire dite « Escobar du Sahara », avec la mise à l’ombre de deux de ses « cadors », connait depuis vendredi ce qui semble être un épilogue. Il faut croire que les poursuites engagées pour trafic de drogue contre Abdenbi Bioui, président du Conseil de la région de l’Oriental, et Said Naciri, président du Conseil préfectoral de Casablanca et président du conseil communal de l’arrondissement de Sidi Belyout, a largement contribué à chambouler les desseins politiques de l’avocat promu ministre de la Justice dans l’Exécutif Akhannouch.

Le nouveau chapitre du PAM s’ouvrira donc sans le tonitruant A. Ouahbi qui a focalisé sur lui l’attention d’une opinion publique peu portée sur le climat permissif qui a permis l’irrigation du champ politique en espèces peu recommandables. Hissé au siège du Tracteur le 9 février 2020, dans une « atmosphère malsaine », ce que répètent à l’envi des acteurs de premier plan de la formation, son départ « précipité » soulève bien des questions quant à la longévité  politique de l’enfant de Taroudant, adoubé par le fils de Tafraout, propulsé à la tête de l’Exécutif depuis le 8 octobre 2021. Aziz Akhannouch est appelé à faire avec la déconfiture politique d’A. Ouahbi qui a plongé le pays dans une atmosphère de suspicions. On entendit le ministre de la Justice répondre aux inquiétudes d’un de ses « clients » qu’il faut le laisser faire, « en sous-main », pour tenter de plier une des affaires scabreuses. Tout cela au téléphone. Comme on l’a vu, sur vidéo, rappeler à un délégué de la Culture à Taroudant qu’il n’a pas à s’inquiéter puisque l’Etat connait jusqu’à la couleur des chaussettes des citoyens. Et apostropher un journaliste, alors qu’un scandale secouait le concours d’accès à l’avocature, sur la chance qu’a eu son fils, en obtenant une double diplomation au Canada, parce que son « père était riche ». Mais une de ses préciosités qui restera dans les annales politiques est bien la cause perdue que le ministre a tenté de plaider devant les élus lorsqu’il a entonné que seul le ministère de l’Intérieur, es qualité d’ordonnateur, est appelé à poursuivre en justice les indélicats qui dilapident les biens et ressources publics. En cherchant de la sorte à verrouiller le terrain dans lequel s’activent les ONG qui veillent et dénoncent corruption et passe-droits.

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