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Le dossier F. Ramos fait des remous : Sa libération fait réagir « Touche pas à mon enfant »

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L’affaire de l’Espagnol Félix Ramos, arrêté le 17 juin 2019 au Maroc et condamné à 8 ans de prison en 2020 pour viol, abus sur mineur et traite des êtres humains, refait surface. En début de semaine, la presse espagnole a annoncé que sa peine a été réduite à 3 ans de prison et à une amende de 60 000 dirhams, après un jugement prononcé par la Cour d’appel de Tétouan.
Sa libération fait réagir « Touche pas à mon enfant »

«Bien que la peine soit définitive, Ramos sera libéré une fois qu’il aura payé la sanction pécuniaire, après avoir déjà purgé trois ans et huit mois de prison à Tanger», rappelle El Espanol. « Il a passé cinq mois en prison dans l’attente de son procès, jusqu’à ce que le tribunal de première instance de Tanger prononce une peine de huit ans d’emprisonnement en novembre 2019. Verdict fermement entériné par la Cour d’appel pour maltraitance des enfants et traite des êtres humains en juillet 2020 », rappelle-t-on.

Toutefois, « en raison de problèmes de santé et de la nécessité d’un traitement médical, selon son avocat, sa peine a été réduite », explique la même source qui affirme qu’un « politicien andalou de renommée nationale est intervenu dans l’effort de réduction de la peine », tandis que « l’ambassade du Maroc est au courant de l’affaire ».

L’affaire a éclaté en 2019. Alors qu’il rentrait d’Espagne, F. Ramos avait été arrêté à Tanger par les autorités marocaines pour des plaintes d’escroquerie, déposées notamment par un MRE. Plus tard, une nouvelle plainte a été déposée par un jeune homme de 19 ans qui l’accuse aussi d’escroquerie, mais également de l’avoir violé alors qu’il était âgé de 14 ans.

Suite aux révélations de l’affaire, dans laquelle le nom de l’association «Ningún Niño Sin Techo» (Pas d’enfant sans toit) a été cité à plusieurs reprises, sa présidente a quitté le Maroc pour Marbella alors que le centre de l’ONG à Tanger avait été fermé par les autorités sur fond d’abus sexuel. L’entourage de F. Ramos avait aussi été accusé de tentatives de pression sur la victime pour retirer sa plainte.

Ce jeudi, l’association « Touche pas à mon enfant » a dénoncé la réduction de la peine de F. Ramos.

Pour l’ONG marocaine, les enfants résidents dudit centre « ont été non seulement victimes à plusieurs reprises de violences sexuelles perpétrées par le condamné mais ont aussi été victimes de la traite des êtres humains ». Comme elle « sollicite l’intervention du ministère public, pour ester en cassation contre ce jugement inapproprié et par la même occasion l’exhorte à ouvrir une enquête dans ce sens ». L’ONG ajoute que « cette affaire servira d’exemple à tout pédophile, croyant à tort trouver en nos enfants des proies faciles ».

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