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Israël veut perpétuer sa présence au Liban : I. Katz n’a pas froid aux yeux…

by Perspectives Med
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Israël veut perpétuer sa présence au Liban : I. Katz n’a pas froid aux yeux…

Selon l’accord-cadre, les deux villages libanais concernés par ces retraits expérimentaux sont Zawtar et Foroun. Le média israélien indique que le mécanisme de surveillance a été défini dans « l’annexe de sécurité secret » et vise à « renforcer la coopération entre Israël et le Liban, afin qu’ils travaillent ensemble, probablement au sein d’une sorte de salle d’opérations virtuelle ». Des sources israéliennes ont précisé  que « les États-Unis participeront également à la mise en place de cette cellule de coordination, mais cette fois-ci, elle devrait se concentrer sur la coordination des actions visant à démanteler le Hezbollah, et non plus seulement sur la vérification des violations du cessez-le-feu ».

« Les États-Unis devraient approuver les personnes qui participeront à ce mécanisme, afin de garantir que le Hezbollah n’ait pas accès aux informations sensibles transférées », précise une source proche du dossier, selon laquelle « c’est l’une des raisons pour lesquelles le précédent mécanisme mis en place en 2024 n’a pas abouti. » Elle a ajouté que « le retrait des forces n’aura lieu qu’après l’établissement de critères clairs en vertu desquels l’armée libanaise s’engage à prendre des mesures concrètes et immédiates contre le Hezbollah ». Et révélé qu’« en Israël, le mécanisme actuel mis en place après l’opération Flèches du Nord en 2024 ne donne pas satisfaction, au motif que l’armée libanaise n’a pas agi suffisamment par crainte d’une confrontation directe avec le Hezbollah, même si Israël avait transmis des renseignements à ce sujet aux Libanais. »

Dans la journée, Israël Katz, ministre israélien de la Défense, a déclaré  que l’armée israélienne resterait « indéfiniment » dans ce qu’elle qualifie de « zones de sécurité » établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. « Les Forces de défense israéliennes (armée, NDLR) resteront dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une durée indéterminée afin de protéger nos habitants et nos communautés contre les éléments jihadistes », a-t-il dit dans un discours prononcé lors d’une cérémonie militaire. Cette déclaration contredit le Mémorandum d’entente conclu entre l’Iran et les Etats-Unis mi-juin destiné à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts y compris au Liban.

Par ailleurs, un accord-cadre a été signé vendredi aux Etats-Unis pour une « paix durable » entre le Liban et Israël. Cet accord-cadre qui a été rejetée par une bonne partie des formations politiques et religieuses libanaises prévoit notamment qu’Israël continue d’occuper le sud du Liban, jusqu’à ce que le Hezbollah rende les armes – ce qu’il refuse de faire. Sur le terrain, l’armée israélienne continuent de prendre des mesures dans les zones occupées au sud du Liban, arguant vouloir protéger ses forces contre des « événements difficiles » auxquels elles sont exposées quotidiennement, et ce dans le contexte de la restriction de la liberté de mouvement des forces de la FINUL.

Selon le correspondant d’al-Manar, elles ont installé un poste de contrôle à leur position sur la route d’Iskenderun, et un autre près de l’hôtel « Rêve de la Mer » à Naqoura, dans le secteur occidental. Il a aussi rendu compte de plusieurs agressions, à savoir le dynamitage d’une maison à Beit Yahoune, une bombe larguée sur Hadatha et une autre sur Aïta al-Jabal, des tirs de feu en direction d’une voiture qui se dirigeait vers Ebel al-Saqi. Il a rapporté qu’un raid a frappé une maison dans la ville de Nabatiyeh, assurant qu’elle n’abrite aucune infrastructure du Hezbollah.

Choix suicidaires

Le mufti jaafari, cheikh Ahmad Qabalan, a affirmé qu’ « il est certain que le Liban est plongé dans une crise nationale s’apparentant aux dangers d’une bombe nucléaire. Le pouvoir actuel pratique la malveillance et la tromperie, s’obstinant dans son unilatéralisme et ses choix suicidaires, alors même que le pays ne peut tolérer ce genre d’aventures meurtrières ». Dans un communiqué publié mercredi, il a réitéré que « la porte reste ouverte aux solutions souveraines et nationales », exprimant ses regrets « car c’est précisément ce que ne veut pas le pouvoir actuel, qui s’obstine à capituler sur les plans sécuritaire et politique face à Tel-Aviv ; ce que nous voulons, c’est protéger le Liban, non le pousser vers une discorde destructrice et historique ».

Et le cheikh de renchérir que « la solution réside dans la voie d’Islamabad, garante de la souveraineté libanaise, et non dans la voie sioniste de Washington qui engloutit la sécurité et la souveraineté du Liban. Sans cela, le pays se trouve au bord d’une catastrophe nationale historique. Les mandats d’amener politiques et syndicaux internes visant à renflouer le pouvoir actuel et son chef exécutif ne servent à rien, et le jeu consistant à s’appuyer sur l’étranger est inutile et stérile. L’histoire du Liban en la matière est bien plus grande que le jeu des annexes sécuritaires et de leurs coulisses, et le bourbier libanais est le plus complexe de tous les bourbiers du monde ».

« Aux forces politiques, je dis : le Liban est un partenariat national et une doctrine morale, et nous n’accepterons aucune alternative au partenariat, au consensus et à la structure pactologique pour la fondation constitutionnelle et l’action nationale. Le christianisme et l’islam sont le refuge exclusif de ce partenariat historique. Le pouvoir exécutif commet la pire des folies de l’histoire constitutive du Liban, et il est requis de lancer une vague nationale globale pour protéger le Liban des dangers du pire accord écrit à l’encre sioniste », a-t-il encore dit.

« À certains, je dis : ce qui se passe sur la ligne de front au Sud concernant le changement démographique s’effectue avec l’assentiment du pouvoir actuel, embourbé dans le crime d’un projet sioniste et américain qui s’emploie à modifier la réalité du terrain et sa composition démographique. Il est requis de renforcer la structure nationale, non de l’égorger, d’autant plus que la fabrication de l’histoire souveraine du pays a toujours transité par la porte du Sud libanais, au prix de sacrifices matériels et moraux faramineux », ajoute-t-il.

A. Qabalan a réaffirmé que « la solution réside dans le partage des charges et des bénéfices nationaux, non dans la vengeance ethnique et nationale. La capitulation sécuritaire et politique place le Liban sous l’emprise de Tel-Aviv, et c’est exactement ce que fait le pouvoir actuel ». Il a martelé : « Nous n’accepterons pas la sionisation du Liban », soulignant que « l’Armée libanaise demeure la plus grande nécessité pour la paix civile, et changer sa fonction nationale relèverait d’un suicide collectif. Cette armée ne sera nulle part ailleurs que dans sa position et sa fonction souveraine naturelle ». Et de conclure que « le Liban vit au sein d’un environnement régional en ébullition face à des crises existentielles, et il n’y a pas de meilleur garant pour le pays qu’un partenariat fonctionnel et complémentaire entre l’armée et la résistance ».

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