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Nucléaire iranien : Pas d’agents de l’AIEA dans les installations bombardées, affirme Téhéran

by Perspectives Med
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Nucléaire iranien : Pas d’agents de l’AIEA dans les installations bombardées, affirme Téhéran

M.B. Ghalibaf a déclaré à la télévision iranienne mercredi soir que l’Assemblée avait voté une loi à ce sujet et que le Conseil suprême de la sécurité nationale iranien avait également émis une résolution réglementant les opérations d’inspection. Il a souligné que, conformément à cette loi, « aucun droit d’accès n’est accordé aux sites ayant été bombardés et détruits ». Il a insisté sur le fait que l’Iran « n’accorde aucun privilège au-delà des opérations d’inspection définies par le Conseil suprême de la sécurité nationale », expliquant que la loi a confié au Conseil le soin de déterminer les niveaux d’inspection, et que celui-ci en a fixé le cadre spécifique. Il a ajouté que les inspecteurs de l’AIEA ne disposent actuellement d’un droit d’accès qu’à deux installations seulement, à savoir la centrale nucléaire de Bouchehr et le réacteur de Téhéran, affirmant que les inspections se limitent à ces deux installations et que l’Iran s’en tient à ce cadre.

Concernant les avoirs iraniens gelés, le négociateur en chef a indiqué que les États-Unis avaient répété à maintes reprises qu’ils ne verseraient aucun argent à l’Iran, mais qu’après la visite au Qatar et les médiations qui ont eu lieu, ils se sont engagés à libérer six milliards de dollars d’avoirs gelés, puis à en libérer six autres milliards. Il a ajouté que les discussions de Zurich en Suisse ont également vu une accélération de la libération des fonds et de la suspension des sanctions.

M.B. Ghalibaf a réaffirmé que les discussions entre l’Iran et les États-Unis se limitent exclusivement aux quatorze points figurant dans le protocole d’accord, soulignant que les États-Unis « ne peuvent ajouter aucun point à ces quatorze points durant les négociations ».

L’Iran et les États-Unis avaient conclu jeudi un cycle de discussions indirectes à Doha. Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères et chef de la délégation iranienne dans la capitale qatarienne, a précisé que les discussions de la délégation iranienne s’étaient limitées aux délégations qatarienne et pakistanaise, et que la délégation iranienne n’avait eu aucune rencontre avec la partie américaine.

Plus, il a expliqué que les discussions de Doha ont porté sur les mécanismes de mise en œuvre des clauses du « protocole d’accord d’Islamabad », en particulier ce qui concerne le Liban et le dossier des avoirs iraniens gelés.

De son côté, Majed al-Ansari, porte-parole du ministère qatarien des Affaires étrangères, a annoncé jeudi la réalisation de progrès positifs sur les questions liées à l’accord entre Washington et Téhéran, à l’issue de réunions séparées menées par les médiateurs qatariens et pakistanais avec les négociateurs américains et iraniens à Doha. Sur « X », il a écrit qu’« un progrès positif a été enregistré concernant les questions relatives au protocole d’accord signé à Islamabad, sur la base des résultats du sommet du lac de Lucerne », indiquant que les parties ont convenu de poursuivre les discussions au cours de la période à venir, la date de la prochaine réunion devant être fixée dès que possible après la fin des funérailles du Guide suprême iranien, le martyr Sayed Ali Khamenei.

K. Gharibabadi a affirmé que le détroit d’Ormuz est sous le commandement de l’Iran, et non sous celui du Commandement central des États-Unis (Centcom). « Ormuz est sous le commandement de l’Iran, non du Centcom. La réunion militaire au Bahreïn ne peut pas dessiner un régime juridique et sécuritaire pour le golfe Persique », lit-on dans son message publié sur X. Message dans lequel il a souligné que « la sécurité de la région se réalisera par la fin de l’ingérence et le retrait des États-Unis de la région, le respect de la souveraineté des États et l’acceptation des nouvelles réalités géopolitiques, et non sous le parapluie militaire des États-Unis ».

Le Commandement central des États-Unis avait présidé, la veille mercredi, un dialogue de sécurité régional accueilli par le Bahreïn dans la capitale, Manama, avec la participation de chefs militaires et de responsables de la défense de 11 pays du Moyen-Orient. L’amiral Brad Cooper y a pris part aux côtés de chefs d’état-major et de responsables militaires de 11 pays arabes (Bahreïn, Égypte, Jordanie, Koweït, Liban, sultanat d’Oman, Qatar, Arabie saoudite, Syrie, Émirats arabes unis et Yémen). Les participants ont examiné les développements de la scène sécuritaire dans la région ainsi que les moyens de renforcer la coordination de la défense entre les pays participants, réaffirmant leur engagement commun à « garantir la liberté de la fluidité du commerce à travers le détroit d’Ormuz, à la lumière des tensions qu’a connues ce couloir maritime au cours des dernières semaines ».

Cooper a déclaré que les États-Unis « continuent de se tenir côte à côte avec leurs partenaires dans la région », ajoutant que les discussions ont confirmé « l’engagement commun envers la sécurité et la stabilité régionales ».

La réunion a été marquée par un précédent, le premier du genre, puisque des chefs militaires de Syrie et du Liban ont participé pour la première fois à une conférence de défense régionale dirigée par les États-Unis.

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