Dans un communiqué relayé par l’agence de presse officielle palestinienne Wafa, l’Autorité palestinienne a indiqué que ces plans israéliens constituent une « escalade dangereuse et un enracinement supplémentaire des politiques d’annexion et de colonisation d’Israël ». Elle a affirmé que ces projets visent « à détruire toute opportunité de paix et de stabilité ».
L’Autorité palestinienne a accusé le gouvernement israélien de continuer à imposer des faits sur le terrain en territoire palestinien « dans une tentative de saper la solution à deux États et tous les efforts internationaux visant à mettre fin à l’occupation ».
Rappelant que toutes les activités de colonisation dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, sont « illégales, nulles et non avenues » en vertu du droit international, l’AP a souligné que ces activités de colonisation illégales violent les résolutions de l’ONU, notamment la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies, et « ne confèrent à Israël aucun droit de souveraineté » sur les terres palestiniennes occupées. Elle a tenu le gouvernement israélien pour responsable des conséquences de cette expansion continue des colonies, avertissant que de nouvelles mesures pourraient conduire à une escalade régionale accrue.
L’Autorité palestinienne a également appelé la communauté internationale, en particulier l’administration américaine, à intervenir immédiatement pour stopper ces activités et contraindre Israël à respecter le droit international.
Lundi, le quotidien israélien Israel Hayom a révélé un plan de colonisation visant à prendre le contrôle d’environ 100 points stratégiques à l’intérieur de la zone A de la Cisjordanie occupée. Selon le rapport, ces points se trouvent en profondeur dans la zone A, qui est censée être sous contrôle civil et sécuritaire palestinien total selon l’accord Oslo II. Dans cet accord de 1995, la Cisjordanie est divisée en zones A, B et C. La zone A est sous contrôle palestinien total, la zone B sous administration civile palestinienne et contrôle sécuritaire israélien, tandis que la zone C reste sous contrôle israélien total et représente environ 60% de la Cisjordanie occupée.
L’ONU a rappelé à plusieurs reprises que les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés sont illégales au regard du droit international, estimant qu’elles compromettent la perspective d’une solution à deux États.
Les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme capitale de leur futur État, sur la base de résolutions internationales qui ne reconnaissent ni l’occupation israélienne de 1967 ni l’annexion de la ville en 1980.

