Benjamin Netanyahu n’a pas froid aux yeux. Il a qualifié sa relation avec le président des États-Unis de « très bonne », tout en signalant des « divergences de points de vue ». Dans des déclarations à la Chaîne israélienne 14, Netanyahu a assuré que « les relations avec Trump sont très bonnes, et ce n’est pas la première fois qu’il s’adresse à moi de façon un peu rude ».
Cela intervient alors que le journal The Wall Street Journal a révélé plus tôt, citant des sources israéliennes et des États-Unis, les contours d’une tension croissante dans la relation entre les deux hommes durant la période de guerre contre l’Iran, évoquant une série de différends et de divergences concernant les opérations militaires et les moyens de traiter les dossiers régionaux.
Répondant à une question sur l’établissement de colonies dans la bande de Gaza, il a été on ne peut plus clair. « Je ne l’exclus pas, mais nous devons agir avec sagesse », a-t-il assuré.
Plus de deux ans après le début de la guerre, la bande de Gaza fait face à une crise sanitaire extrême où la prolifération des rats est devenue un symptôme visible de l’effondrement des conditions de vie. Dans un territoire ravagé, où les infrastructures ont été massivement détruites, les rongeurs envahissent les camps de déplacés installés au milieu des décombres. Les témoignages recueillis par L’Orient-Le Jour décrivent une situation alarmante. Issam Ghazal raconte devoir veiller chaque nuit avec son épouse pour protéger leur nourrisson de 24 jours, des rats qui circulent dans leur tente. « Ils sont devenus agressifs », explique-t-il, affirmant qu’ils se nourrissent des restes humains sous les gravats. D’autres déplacés évoquent des morsures pendant le sommeil et la propagation de maladies cutanées.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, des dizaines de milliers de cas de gale, d’infections et d’autres maladies parasitaires ont été recensés. La destruction des réseaux d’eau, d’assainissement et d’électricité a favorisé une explosion des nuisibles, tandis que la majorité des camps de déplacés sont désormais infestés. Les humanitaires alertent sur une situation où la survie quotidienne se confond avec l’insalubrité. Rafif, déplacée dans le centre de Gaza, explique que ses enfants ont souffert de graves infections intestinales liées au manque d’eau potable, tandis que Sandes el-Farra décrit une lutte permanente contre les rats et les insectes dans sa tente. Pour les organisations humanitaires, cette crise dépasse la seule question des nuisibles : elle résulte de l’effondrement global des infrastructures vitales. Sans accès durable à l’eau, aux soins et au déblaiement des gravats, la situation risque de continuer à se détériorer, transformant l’environnement lui-même en facteur de souffrance et de mortalité.

