Selon la diplomatie marocaine, « l’opérationnalisation de cette infrastructure permettra d’accueillir près de 1 000 stagiaires par an dans 21 filières de formation, réparties entre 12 filières dédiées aux métiers du BTP et 9 filières relevant des secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration ».
En visite sur les lieux, Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, a mis en avant la vision royale qui soutient la coopération Sud-Sud, sur la base de la solidarité, du partage du savoir-faire et du renforcement des capacités locales.
Oumou Sall Seck, ministre malienne de l’Entrepreneuriat national, de l’emploi et de la formation professionnelle, a salué un « geste de haute portée qui traduit les liens historiques de fraternité et de solidarité unissant le Royaume du Maroc et la République du Mali». Cette initiative répond «à un besoin stratégique du Mali en matière de développement des compétences », a-t-elle souligné.
Vendredi, Bamako a réitéré, sa « position en faveur de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire, y compris la région du Sahara ». Il a aussi réaffirmé son appui au plan d’autonomie proposé par le Maroc comme « la seule solution crédible et réaliste pour la résolution de ce différend régional », en vertu de la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025 par le Conseil de sécurité des Nations unies. Cette position a été exprimée dans le communiqué conjoint clôturant la quatrième session de la Grande commission mixte de coopération maroco-malienne, indique la diplomatie marocaine. La session a été coprésidée par N. Bourita, ainsi que par bdoulaye Diop, son homologue malien. Dans le document, Bamako réitère également son soutien aux efforts du secrétaire général des Nations unies et de son envoyé personnel.
Cette position constitue un prolongement de la. Déclaration du gouvernement malien du 10 avril 2026, annonçant le retrait officiel par Bamako de sa reconnaissance du Polisario. Le Mali a alors indiqué que cette décision avait été prise « après une analyse approfondie de cet important dossier (du Sahara) qui a un impact sur la paix et la sécurité sous-régionales ».

