Les ministres ont souligné, dans une déclaration commune, que ces propos et propositions incendiaires constituent une violation flagrante du droit international, y compris du droit international humanitaire, et une menace directe aux droits légitimes et inaliénables du peuple palestinien. Ils ont également exprimé leur rejet catégorique de toute tentative ou de tout projet visant à déplacer le peuple palestinien, à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire palestinien occupé, sous quelque appellation ou prétexte que ce soit. Ils ont mis en garde contre les graves conséquences qu’aurait la transformation des appels au déplacement forcé en politique officielle ou en mesures concrètes destinées à déraciner les Palestiniens de leurs terres.
Les responsables ont estimé que de telles mesures constitueraient un défi direct aux efforts internationaux visant à instaurer la paix, notamment au plan global proposé par le président américain Donald Trump pour mettre fin au conflit à Gaza, lequel rejette explicitement tout déplacement forcé de la population. Ils ont également averti des risques sérieux que ces initiatives feraient peser sur les perspectives de stabilité dans la région. Comme ils ont réaffirmé que la bande de Gaza fait partie intégrante du territoire palestinien occupé et ont souligné la nécessité de préserver l’unité territoriale palestinienne entre Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est. Ils ont insisté sur le fait que la seule voie vers une paix juste et durable passe par la mise en œuvre de la solution à deux États et la création d’un État palestinien indépendant dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, conformément aux résolutions internationales pertinentes.
Les ministres ont, par ailleurs, appelé la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité des Nations unies, à assumer ses responsabilités et à s’opposer fermement à toute tentative visant à imposer une nouvelle réalité démographique ou géographique dans le territoire palestinien occupé, tout en garantissant le respect du droit international. Et réaffirmé, enfin, leur soutien indéfectible à l’attachement du peuple palestinien à sa terre et leur rejet de toute tentative visant à effacer la cause palestinienne ou à porter atteinte aux droits légitimes du peuple palestinien.

