C’est une petite phrase, dans le cadre d’une interview télévisée, qui suscite des réactions du monde entier, de la top-modèle Bella Hadid jusqu’au département d’État à Washington. Israël mène une politique d’apartheid dans les Territoires palestiniens qu’il occupe. Cela ne fait aucun doute. Preuve en est qu’I. Ben Gvir, ministre d’extrême droite, récidive en s’en prenant aux Palestiniens. « Mon droit, celui de mon épouse et de mes enfants, de circuler sur les routes de Cisjordanie, est plus important que la libre-circulation des Arabes. C’est la réalité ! C’est la vérité ! » « Désolé, mais mon droit à la vie passe avant leur droit de circuler », a-t-il même ajouté.
C’est un coup fatal porté aux efforts diplomatiques israéliens, soulignent des sources politiques anonymes à Tel-Aviv, citées par les médias. D’autant que le gouvernement n’a pas condamné les propos du sinistre I. Ben Gvir. Ce dernier refuse d’ailleurs lui-même de se rétracter, mais affirme cependant que ses propos ont été sortis de leur contexte.
La tension reste vive entre Tel-Aviv et Washington, principal soutien de l’entité israélienne. Les médias israéliens ont rapporté que Yoav Gallant, ministre de la Guerre a été empêché de rencontrer ses homologues américains lors de son voyage aux États-Unis.
Channel 12 a rapporté que « Galant s’est rendu aux États-Unis et a été forcé de rencontrer des responsables israéliens au lieu des Américains, pendant l’une des périodes de sécurité les plus sensibles qu’Israël ait connu. Ce qui s’est passé est incroyable. » Sur son site, on y lit aussi que « Netanyahu poursuit son plan selon lequel aucun ministre ne rencontrera de hauts responsables américains tant qu’il n’aura pas encore été invité à Washington ». Et d’ajouter que « Cette position de Netanyahu nuit à la sécurité d’Israël, de sorte qu’on ne peut s’empêcher de se demander : la sécurité nationale est-elle toujours une priorité absolue pour Netanyahu ? » Quoi qu’il en soit, l’article assure qu’« il y a une crainte en Israël quant à savoir si Tel Aviv recevra le même soutien et la même aide généreuse ».
Les médias israéliens ont rapporté que Y. Gallant, s’était rendu tôt jeudi matin aux États-Unis d’Amérique, à un moment où aucune invitation n’avait été envoyée à B. Netanyahu. Le site israélien Yedioth Ahronoth a souligné que « Gallant se rendrait aux États-Unis sans rencontrer aucun responsable américain en raison de l’interdiction de Netanyahu ». « La raison », selon le journal, « est que Netanyahu n’autorise pas les réunions professionnelles des ministres à Washington tant qu’il n’a pas encore été invité ».
« L’objectif central de la visite », selon le média israélien, « est de participer à une cérémonie de don « pour le bien-être des soldats réguliers et de réserve de l’armée israélienne ».
B. Netanyahu aurait déclaré précédemment que la question de ne pas se rendre à Washington devrait être posée au président américain Joe Biden, soulignant que cela n’empêchait pas les contacts et la coopération étroits entre les deux pays.
Dans une interview accordée au Jerusalem Post, B. Netanyahu a affirmé qu’« il y a des points sur lesquels Tel Aviv et Washington diffèrent ».
Joe Biden avait déclaré en mars qu’il n’avait pas l’intention d’inviter B. Netanyahu à la Maison Blanche dans un avenir proche, et avait alors exprimé ses inquiétudes concernant les amendements judiciaires, les manifestations qui ont englouti les rues de la Palestine occupée et les violents incidents qui ont eu lieu.
B. Netanyahu a rétorqué en disant qu’« Israël prend ses décisions selon la volonté de ses colons, et non sur la base de pressions extérieures, y compris celles de nos meilleurs amis ».
I. Ben Gvir avait déclaré plus tôt que les Américains « doivent comprendre qu’Israël est un pays indépendant, pas une autre étoile du drapeau américain ».
Les médias israéliens et américains ont évoqué la détérioration des relations entre Washington et Tel Aviv ces derniers temps. Foreign Policy a même indiqué que « la relation entre Washington et Israël n’a plus de sens ».
