En effet, cette évolution s’inscrit dans un contexte régional où le soutien aux politiques iraniennes a significativement augmenté. En Palestine, il est passée de 21% en 2023 à 36% en 2025. Au Maroc, il a évolué de 23% à 35% sur la même période. En Tunisie, il est passé de 32% à 49% et en Irak de 37% à 48%. Par ailleurs, les chiffres restent stables en Jordanie à 19% et baissent au Liban, passant de 32% à 29%.
Pour le Maroc, la tendance contraste avec la méfiance persistante envers le rôle de l’Iran dans la région. Selon le sondage, 41% des Marocains considèrent que l’influence iranienne serait une menace sérieuse. Le royaume fait ainsi partie des pays qui restent prudents à l’égard de Téhéran.
Les résultats montrent que la position marocaine sur le conflit israélo-palestinien influence ces évolutions. En effet, 63% des Marocains perçoivent l’occupation des territoires palestiniens par Israël comme une menace sérieuse, reflétant une tendance régionale qui reste moins marquée qu’ailleurs.
Malgré cela, les Marocains restent sur la réserve quant à l’engagement de l’Iran envers la cause palestinienne. Seuls 18% estiment que l’Iran défend véritablement les droits des Palestiniens, l’un des taux les plus bas enregistrés dans le sondage.
Ces données révèlent un équilibre délicat dans l’opinion publique marocaine, entre soutien croissant à certains aspects de la politique étrangère iranienne, notamment après le conflit à Gaza, et le scepticisme persistant quant à l’influence régionale.
Plus globalement, le Maroc accuse l’Iran de soutenir le Front Polisario par l’intermédiaire de ses alliés régionaux, notamment le Hezbollah libanais, opérant depuis l’ambassade de Téhéran en Algérie. Ces accusations ont précipité la rupture des relations diplomatiques, comme annoncé par Rabat le 1er mai 2018. Depuis, l’ambassade du royaume à Téhéran est fermée.
