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Tractations difficiles au Congrès US : La Chambre échoue à choisir son Président

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Le Congrès issu des dernières élections de mi-mandat a fait sa rentrée, mardi 3 janvier. Tout s’est passé normalement pour le Sénat à majorité démocrate. Pas pour la Chambre des représentants. Pour la première fois depuis cent ans, son président n’a pas été élu ni au premier tour, ni même le premier jour, en raison des divisions entre membres de la nouvelle majorité républicaine.
Tractations difficiles au Congrès US

C’est la première fois que cela arrive depuis un siècle. Kevin McCarthy, candidat de la courte majorité républicaine à la Chambre, n’a pas réussi à rassembler les siens d’entrée. Le représentant de la Californie, qui rêve de succéder à Nancy Pelosi à ce poste, ne peut s’offrir que quatre défections au regard de la faible majorité dont disposent les élus démocrates à la Chambre. Il y en a eu dix-neuf d’entrée, et vingt au dernier vote. Un vrai camouflet.

Il faut dire que l’ultime réunion de conciliation entre républicains s’est mal passée mardi. Les représentants de l’aile dure réclament davantage de concessions, de garanties de la part du camp McCarthy. L’intéressé a expliqué qu’il avait mérité ce poste et qu’il ne négocierait plus. Jusqu’ici, le candidat de la minorité démocrate Hakeem Jeffries fait le plein chez les siens, et c’est même lui qui obtient le plus de voix. Pas assez néanmoins, car il faut 218 voix. Le républicain Kevin McCarthy en a obtenu 203 aux deux premiers tours, puis 202 au troisième tour.

Le représentant démocrate ne s’est toutefois pas privé de pointer ce spectacle déplorable. « Ce que nous cherchons, c’est un partenaire qui a la volonté de résoudre les problèmes du peuple américain. Pas à sauver les républicains de leurs dysfonctionnements. Nous avons besoin d’un partenaire de gouvernance pour construire sur les progrès incroyables que nous avons fait ces dernières années pour le peuple américain. Et au passage, avec une majorité similaire », a déclaré H. Jeffries.

 Avant cette journée d’ores et déjà historique, K. McCarthy rappelait qu’il détient le record du plus long discours à la Chambre basse, et que cela ne lui fait pas peur de s’attaquer à celui du nombre de votes pour élire un speaker. Ce record date de 1856. Cela avait pris 133 tours de scrutin et deux mois. La Chambre réunie à nouveau mercredi pour élire un speaker, car ce rôle est nécessaire pour que les députés commencent leurs travaux, n’aura pas réussi ce challenge.

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