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Pression sur Gaza : Les Américains plus va-t-en guerre que les Israéliens !

Les médias israéliens ont rapporté mardi que les responsables israéliens ont assuré qu’il « n’y avait aucun différend avec les États-Unis concernant l’éradication du mouvement Hamas ». Ils ont souligné que « les Américains ne demandent pas d’arrêter la guerre encore moins de ne plus se battre ».
Pression sur Gaza : Les Américains plus va-t-en guerre que les Israéliens !

Il y a quelques jours, le site américain The Intercept a publié une analyse qui conforte l’idée selon laquelle « le différend entre Tel Aviv et Washington est secondaire », indiquant que « les membres du Congrès américain qui interpellent l’administration du président Joe Biden font pression pour un cessez-le-feu », stipulant que « le pouvoir judiciaire demande au Hamas de mettre fin à l’agression ».

Le site internet explique que « les discussions sur ce différend surviennent au moment où le Congrès américain s’apprête à approuver un plan d’aide à Israël, d’une valeur de plus de 14 milliards de dollars », en contradiction flagrante entre les paroles et les actes américains.

Plus tôt, le journal américain Politico a évoqué plusieurs raisons pour lesquelles les États-Unis  « ne sont pas disposés à pousser Israël à accepter un cessez-le-feu à Gaza », notamment « le désir commun de détruire le mouvement Hamas ».

Politico a noté que « ce qui n’est pas dit publiquement, c’est que détruire – ou du moins affaiblir le Hamas – est dans l’intérêt des États-Unis, à plusieurs niveaux ».

L’ONU sonne l’alarme !

Le secrétaire général de l’ONU, banni par Tel-Aviv, a mis en garde mercredi contre un « effondrement total de l’ordre public bientôt » à Gaza, pilonnée par Israël, dans une lettre inédite au Conseil de sécurité insistant pour un cessez-le-feu humanitaire. « Avec les bombardements constants des forces armées israéliennes, et en l’absence d’abris ou du minimum pour survivre, je m’attends à un effondrement total de l’ordre public bientôt en raison des conditions désespérées, ce qui rendrait impossible une aide humanitaire même limitée », écrit Antonio Guterres en invoquant pour la première fois depuis son arrivée à la tête des Nations unies en 2017 l’article 99 de la Charte qui lui permet d’« attirer l’attention du Conseil » sur un dossier qui « pourrait mettre en danger le maintien de la paix et de la sécurité internationale ».

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé alerte aussi sur la situation à Gaza jugée « proche de l’heure la plus sombre de l’humanité ».

Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits humains dans les Territoires palestiniens occupés, a dénoncé depuis la France la complicité des pays occidentaux vis-à-vis d’Israël.

Filippo Grandi, le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR), a souligné que la priorité était le retour de la trêve. « Il ne faut jamais oublier que les deux tiers de la population de Gaza sont déjà des réfugiés de la première guerre » israélo-arabe de 1948-1949, a-t-il ajouté, en référence à l’exil des Palestiniens en 1948, ou « Nakba », qui désigne les quelque 760 000 Palestiniens qui avaient alors fui ou été expulsés de leurs maisons.

Business as usuel

Alors que le monde s’insurge contre la politique israélienne, faite de massacre des civils et de destruction massive de l’infrastructure pour rendre invivable la bande de Gaza, ce qui faciliterait un « exil massif » des Gazaouis, on notre que la politique de colonisation rampante se poursuit ailleurs au détriment des Palestiniens. Ainsi, la municipalité d’Al-Qods a donné son accord final à la construction de nouveaux logements pour colons dans la partie Est, en principe destinée à abriter la capitale de l’Etat palestinien, a indiqué mercredi 6 décembre l’ONG israélienne La Paix Maintenant.

Ce « quartier », qui comprendra 1 738 unités d’habitation, sera situé pour moitié à Jérusalem-Est annexée et occupée et pour l’autre du côté israélien de la ville, précise l’ONG dans un communiqué. « S’il n’y avait pas la guerre, cela ferait beaucoup de bruit. C’est un projet très problématique pour la continuité d’un État palestinien entre le sud de la Cisjordanie et Jérusalem-Est », a souligné Hagit Ofran, une responsable de l’ONG.

Ailleurs en Cisjordanie, relevant en partie de l’Autorité palestinienne qui siège à Ramallah, la répression sanglante relève de l’exercice quotidien. En parallèle, l’armée israélienne qui se permet des liquidations extra-judiciaires, multiplie aussi les arrestations. Pas moins de 60 autres Palestiniens ont été interpellé mercredi par les escouades israéliennes.

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