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Nouvelle constitution au Mali : Le « oui » triomphe à 97%

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L'Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) a proclamé les résultats du vote tenu dimanche dernier sur le projet de nouvelle Constitution voulu par les autorités maliennes de transition. La majorité a voté pour.
Nouvelle constitution au Mali

97% pour le oui, 3% pour le non. C’est une victoire écrasante, comme on pouvait s’y attendre. Ceux qui se sont mobilisés sont les partisans des autorités de transition et de leur projet de nouvelle constitution. Ceux qui y étaient opposés ont préféré boycotter le scrutin, comme de nombreux partis d’opposition les y appelaient. Ce que l’on peut retenir, c’est le taux de participation de 39,40%, presque 40 %. C’est un taux très important. Les observateurs électoraux avaient de leur côté estimé à 28% le taux de participation. L’écart est énorme, puisqu’il est de 12 points.

L’autre enseignement des chiffres proclamés par l’Aige est que les militaires ont participé à plus de 73% dans le scrutin et voté « oui » à près de 94%. C’est beaucoup, mais c’est donc moins que le reste de la population, ce qui peut sembler étonnant.

L’Aige a précisé que les résultats seraient publiés bureau par bureau sur son site internet. Ce souci de transparence qui n’a pas été poussé jusqu’à répondre aux nombreuses accusations de fraude portées ces derniers jours par les partis politiques ou par les mouvements de la société civile d’opposition, qui ont évoqué des bourrages d’urnes ou encore des votes fictifs dans des zones vidées de leur population à cause des violences jihadistes.

Il n’y a aucune explication non plus sur la polémique autour du vote dans la région de Kidal. Les observateurs électoraux assurent unanimement que le vote n’a pu se tenir nulle part dans la région, ce qu’ont également confirmé les groupes armés signataires de l’accord de paix, qui contrôlent cette partie du territoire. L’Aige s’est contentée de réaffirmer, de manière aussi catégorique que laconique, que le vote s’était tenu « sur tout le territoire ». Une nécessité pour que le referendum soit validé par la Cour constitutionnelle, à qui il appartient désormais de proclamer de manière définitive les résultats.

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