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Dossier saharien : La situation reste « dangereuse », assure A. Guterres

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Le patron de l’ONU s'est dit « préoccupé » par le « blocage » du processus politique au Sahara occidental. « C'est une situation qui, malheureusement, continue d'être bloquée et j'espère qu'il sera progressivement possible de parvenir à un moyen pour rapprocher les deux positions », a déclaré António Guterres, lors d’une rencontre avec les étudiants d’une université à Paris.
La situation reste « dangereuse », assure A. Guterres

Le responsable onusien a souligné que l’instance onusienne avait deux lignes d’action en cours. Il s’agit d’une part de celle de son envoyé personnel, Staffan de Mistura, pour tenter de trouver une entente entre le Polisario et le Maroc, rapporte l’agence EFE, ou de reconnaître que son organisation peine à générer la « confiance » entre les parties.

« Malheureusement, la situation après les événements survenus dans la zone d’El Guerguerat est compliquée et cette force [la MINURSO] a de plus en plus du mal à fonctionner, car il existe des obstacles d’un côté et de l’autre pour l’exercice de son mandat », a déploré Guterres.

« La situation est dangereuse, parce qu’il y a un conflit de faible intensité, mais dans tous les cas, un conflit qui continue, et il n’y a pas de cessez-le-feu définitif. Notre préoccupation est d’éviter, avant tout, la généralisation du conflit », a-t-il souligné.

En octobre prochain, A. Guterres présentera au Conseil de sécurité un rapport sur la situation au Sahara. Quant à son représentant personnel, S. de Mistura, il n’a toujours pas réussi à relancer le processus politique, en rade depuis mars 2019.

Le Polisario sensibilise :

En parallèle, il y a lieu de relever que les séparatistes du Polisario s’activent pour sensibiliser davantage la société civile internationale sur le drame qui a cout dans les camps de Lahmada tout en exigeant de plus en plus d’’aide. C’est dans ce cadre-là qu’il faudra placer les appels lancés par un collectif d’ONG internationales. Ces derières invitent la communauté internationale à accorder plus d’aides humanitaires au Polisario.  Les associations expliquent, via un courrier, que la population des camps de Tindouf a fait face « au cours des cinq dernières années à une sécheresse et à une pénurie des produits de base pour survivre (…) La guerre en Ukraine a eu un impact sur des ressources déjà extrêmement limitées pour une population qui vit presque exclusivement de l’aide humanitaire ».

Le collectif d’ONG souligne qu’« après la rupture du cessez-le-feu entre le Front Polisario et le Maroc, le nombre de déplacés arrivés dans les camps de Tindouf (Algérie) a atteint 4 749 personnes, compliquant encore les moyens de subsistance déjà fragiles dans les camps ». Avant le 13 novembre 2020, ces déplacés étaient installés dans ce que le Polisario considère comme ses « territoires libérés », la zone à l’est du Mur des Sables.

Les signataires de la lettre invitent « la société civile et la communauté internationale à redoubler d’efforts pour aboutir à une résolution pacifique du conflit. En attendant, les ONG assurent qu’elles continueront à travailler pour améliorer les conditions de vie de la population et rappellent la nécessité d’augmenter les fonds destinés à stopper l’aggravation de cette crise humanitaire ».

L’activisme du Polisario a repris de plus belle en février dernier lorsqu’il a demandé « aux pays donateurs, aux agences des Nations unies, aux organisations humanitaires et aux associations du mouvement de solidarité avec le peuple sahraoui d’apporter une aide humanitaire urgente aux réfugiés sahraouis ».

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