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Dossier saharien : La dénonciation de l’attaque contre Smara fait toujours réagir les séparatistes

by Perspectives Med
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Dossier saharien : La dénonciation de l’attaque contre Smara fait toujours réagir les séparatistes

Parmi les dizaines de réactions aux attaques du 5 mai contre la ville de Smara, celle du Qatar a provoqué l’indignation du Polisario. Le représentant du mouvement en Australie a déclaré que le communiqué du ministère qatari des Affaires étrangères contenait « une erreur fondamentale, tant sur le plan factuel que juridique, qui ne saurait être ignorée ». Selon lui, Smara est « une ville située au cœur du Sahara occidental occupé ».

Le 9 mai, la diplomatie de Doha a « réaffirmé la pleine solidarité de l’État du Qatar avec le Royaume du Maroc, ainsi que son soutien à ses droits souverains sur le Sahara marocain ». Le ministère des Affaires étrangères a également exprimé son appui à « l’ensemble des mesures prises par le Royaume pour préserver sa souveraineté, l’unité et l’intégrité de son territoire, ainsi que sa sécurité et sa stabilité ». Des influenceurs algériens n’ont pas apprécié, non plus, la solidarité affichée par le Qatar envers le Maroc.

Le chef du Polisario avait adressé dans le même sens une lettre au SG de l’ONU. Mais il a évité de nommer explicitement les États ayant condamné l’attaque de Smara, se contentant de dénoncer « les récentes déclarations irresponsables et inexactes de certains gouvernements, qui cherchent à tromper l’opinion publique et à occulter la réalité sur le terrain » au Sahara. Bachir Mustapha Sayed a également adopté une approche prudente.

En Espagne, si le gouvernement a condamné, la semaine dernière, le lancement de projectiles le 5 mai par des éléments du Polisario contre des cibles civiles à Smara, tel n’est pas l’avis des alliés du Front au sein de la Chambre basse du Parlement espagnol. Les députés de la Gauche unifiée (GU), composante de la coalition d’extrême gauche Sumar, ont demandé mardi au ministère espagnol des Affaires étrangères d’apporter des « précisions » sur « le nombre de fois où il a condamné les attaques menées par le Maroc contre la population sahraouie ou celles impliquant l’utilisation de drones d’origine israélienne ».

La Gauche unifiée estime que la condamnation exprimée par l’exécutif de Pedro Sánchez « révèle un parti pris préjudiciable à l’avenir du peuple sahraoui et de son seul représentant légitime, le Front Polisario ». Précédemment, la GU a soutenu la décision du Polisario de se retirer du cessez-le-feu, annoncée le 13 novembre 2020, en réaction à l’opération menée le même jour par les Forces armées royales (FAR) afin de rétablir la circulation au passage d’El Guerguerat, bloqué durant plusieurs semaines.

Madrid a condamné l’attaque aux projectiles du 5 mai à Es-Semara et appelé à la poursuite des efforts politiques sous l’égide des Nations unies. Le gouvernement espagnol a également réaffirmé son soutien au processus de négociation prévu par la résolution 2797 du Conseil de sécurité, en vue de parvenir à «une solution juste, durable et mutuellement acceptable».

A signaler que Brahim Ghali est arrivé lundi soir dans la capitale ougandaise, Kampala, pour prendre part, mardi, à la cérémonie d’investiture du président Yoweri Museveni. Âgé de 81 ans et au pouvoir depuis 1986, ce dernier entame un septième mandat, après sa victoire aux élections de janvier. L’Ouganda figure parmi les pays africains qui reconnaissent toujours la « République arabe sahraouie démocratique (RASD) ».

Cette invitation offre au leader séparatiste une échappatoire pour détourner l’attention de son exclusion du sommet France-Afrique, ouvert lundi 11 mai au Kenya. Comme lors des précédentes éditions de cette rencontre, Paris a refusé la participation du Polisario, bien que l’événement soit organisé en partenariat avec la Commission de l’Union africaine. À Kampala, le dirigeant du Polisario doit notamment retrouver Azouz Nasri, président de la Chambre basse du Parlement algérien. En revanche, une rencontre avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa semble peu probable, ce dernier étant confronté à une procédure de destitution.

 

 

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