A cet égard, le diplomate a souligné que le maintien dans l’agenda du C24 est « déjà en violation de l’article 12 de la Charte des Nations unies relatif à la primauté du Conseil de sécurité par rapport aux organes subsidiaires de l’Assemblée générale », notant qu’elle «l’est encore plus aujourd’hui avec la dynamique diplomatique inédite que connaît le dossier du Sahara depuis l’adoption de la résolution 2797 ».
L’ambassadeur a poursuivi en soulignant que le Conseil de sécurité a, avec sa résolution, « tracé la voie sous la facilitation de l’Envoyé personnel du Secrétaire général avec l’assistance précieuse des États-Unis ». « Il a consacré le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme la seule et unique base sérieuse et crédible pour parvenir à un règlement définitif », a-t-il ajouté, notant « la responsabilité des quatre parties » dans ce processus politique : le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario.
O. Hilale a ajouté que « le Maroc, pour sa part, a joint les actes à la parole : au lendemain de la résolution 2797, il a détaillé son plan d’autonomie, ouvrant ainsi la voie à une atmosphère prometteuse dans les sessions de discussions tenues à Washington et à Madrid ». Indiquant que « cette nouvelle dynamique est le résultat d’un consensus international qui s’est solidement et progressivement constitué autour de l’Initiative marocaine d’autonomie depuis sa présentation en 2007 ».
L’ambassadeur a relevé que « les autres parties se trouvent aujourd’hui devant un choix historique : saisir cette opportunité de tourner la page d’un différend qui dure depuis un demi-siècle, mettre fin aux souffrances de l’exil et aux conditions de vie des populations des camps de Tindouf, ou bien privilégier le statu quo, avec ses risques sécuritaires ».

