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Guerre génocidaire d’Israël : Le sang des enfants continue à couler

by Perspectives Med
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Guerre génocidaire d’Israël : Le sang des enfants continue à couler

Dans un communiqué écrit, le ministère de la Santé de Gaza a publié jeudi les dernières données concernant les pertes humaines enregistrées depuis le début de l’offensive israélienne en octobre 2023.

Selon le ministère, les dépouilles de quatre personnes, dont deux extraites des décombres, ainsi que douze blessés ont été admis dans les hôpitaux de Gaza au cours des dernières 24 heures.

Par ailleurs, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre 2025, les attaques israéliennes auraient fait 1 059 morts et 3 429 blessés. Les autorités ont également indiqué que les corps de 788 personnes avaient été retrouvés sous les décombres durant cette période.

Ainsi, le bilan total des attaques israéliennes contre la bande de Gaza depuis octobre 2023 s’élève désormais à 73 074 morts et 173 537 blessés.

Les autorités locales soulignent enfin que des milliers de corps se trouveraient encore sous les décombres à travers la bande de Gaza.

L’Islam visé

Par ailleurs, il y a lieu de relever qu’un projet de loi israélien visant à encadrer strictement, voire restreindre, l’appel musulman à la prière (adhan) a franchi le 1er juillet sa première lecture à la Knesset. Le texte, porté par le député Zvika Fogel, proche du sinistre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale, a été adopté par 50 voix contre 36 et doit encore passer plusieurs étapes législatives avant une éventuelle adoption définitive. Selon la proposition, les mosquées seraient interdites d’utiliser des systèmes de haut-parleurs sans autorisation préalable délivrée par les autorités israéliennes.

Ces autorisations dépendraient de critères techniques tels que les niveaux sonores, la proximité des zones résidentielles ou encore l’impact sur les habitants. En cas de non-respect, la police pourrait ordonner la coupure des haut-parleurs, confisquer le matériel et infliger des amendes allant jusqu’à plusieurs dizaines de milliers de shekels.

Pour ses promoteurs, la mesure vise à limiter les « nuisances sonores » et à « protéger la santé publique ». Mais côté palestinien, la réaction est ferme. Des responsables et juristes dénoncent une atteinte directe à la liberté de culte et une tentative de marginalisation de l’identité religieuse musulmane dans l’espace public. L’avocat Khaled Zabarqa parle d’une « déclaration de guerre religieuse », estimant que le texte s’inscrit dans une logique plus large de restriction des symboles islamiques. Les critiques soulignent également les implications potentielles pour Jérusalem-Est occupée et la mosquée Al-Aqsa, lieu hautement sensible. Le gouvernorat de Jérusalem a averti que cette législation pourrait aggraver les tensions autour du site, déjà marqué par des restrictions d’accès, des incursions régulières et des ingérences dans sa gestion religieuse.

Pour Omar Rajoub, responsable des médias du gouvernorat, il ne s’agit pas d’un simple débat sur le bruit, mais d’une politique visant à encadrer et réduire l’expression religieuse palestinienne. Il estime que le projet de loi pourrait ouvrir la voie à un renforcement des contrôles policiers sur les mosquées. Le texte doit désormais être examiné en commission avant deux autres lectures à la Knesset, étape indispensable avant une éventuelle entrée en vigueur.

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