Selon un rapport de l’Unité de lutte contre la drogue et le crime organisé (UDYCO) transmis à l’Audience nationale espagnole, le même réseau criminel soupçonné d’être à l’origine des deux premiers tunnels travaillait à la mise en place d’un troisième passage dans la zone frontalière. Son objectif était d’assurer un flux continu de stupéfiants et de monopoliser les opérations de trafic, en percevant une commission sur chaque kilogramme introduit.
Des enregistrements interceptés par les enquêteurs révèlent un projet visant à faire entrer irrégulièrement une personne depuis le Maroc vers Sebta, afin qu’elle participe aux travaux de creusement. La police a également découvert des structures métalliques destinées à consolider le tunnel, un élément qui, selon elle, témoigne des importants moyens financiers et logistiques de l’organisation. L’enquête judiciaire se poursuit, tandis que les tunnels déjà découverts ont été scelles et placés sous haute surveillance.

