mardi, mai 12, 2026
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Guerre israélo-libanaise : Le Hezbollah tient tête à Tsahal qui craint le pire

by Perspectives Med
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Guerre israélo-libanaise : Le Hezbollah tient tête à Tsahal qui craint le pire

Deux personnes ont été tuées lors de frappes de drones sur la ville de Mefdoun, tandis que d’autres frappes aériennes ont ciblé des zones situées entre Zawtar al-Charkiya et Zawtar al-Gharbiya, a rapporté l’Agence nationale d’information (ANI) du Liban. Quatre autres personnes ont été tuées et trois blessées dans une frappe distincte qui a touché le domicile du chef d’un conseil municipal dans la ville de Zellaya, dans l’ouest de la Bekaa, les opérations de sauvetage étant toujours en cours sur le site, a ajouté l’agence.

Une frappe israélienne a également visé une voiture entre les localités de Zawtar al-Charkiya et Mifdoun dans le sud du Liban, faisant deux morts, selon la même source, alors qu’un drone a ciblé des secouristes affiliés au Comité islamique de la santé dans la ville de Deir Kifa, blessant trois d’entre eux, qui ont été transportés vers les hôpitaux de la région, a indiqué l’ANI.

Une autre frappe aérienne israélienne sur la ville d’Aadchit, dans le district de Nabatieh, a fait un mort, selon la même source. L’agence a également rapporté qu’une frappe israélienne sur la ville de Saksakiyeh, dans la région de Zahrani, a tué cinq personnes et en a blessé 15 autres. Dans le district de Tyr, les équipes de la défense civile ont récupéré deux corps à la suite d’une frappe ayant ciblé un véhicule sur la route d’al-Haddathiya, près de l’école secondaire al-Siraj, entre Wadi Jilo et Tayr Debba, indique le rapport. Des avions de combat israéliens ont également mené des frappes sur les localités de Rishknaniyah, Safad al-Battikh, Baraachit et Qallawiyeh, causant de graves dégâts à un bâtiment scolaire à Burj Qallawiyeh, a précisé l’agence.

En face, le Hezbollah a ciblé un bulldozer D9 avec un drone chargé d’explosifs dans la région de Ras al-Bayada, blessant grièvement un soldat israélien, rapportent des médias israéliens. La Résistance Islamique a aussi visé des équipements techniques récemment installés dans la localité d’Al-Bayyadah, au moyen de bombes larguées par un drone, atteignant avec succès leur cible, comme elle a visé avec des obus d’artillerie un rassemblement de soldats de l’armée de l’ennemi israélien aux abords de la même localité. Plus, un drone d’assaut a été dirigé contre un rassemblement de soldats israéliens dans la localité Al-Taybeh. Au même moyen, un rassemblement de soldats israéliens déployés dans les hauteurs d’Al-Sal’a, dans la localité d’Al-Qantara, a été visé.

Dans son édition de la veille, le journal israélien Haaretz a rapporté, citant des officiers supérieurs déployés au Sud-Liban, que le Hezbollah — contrairement aux idées reçues en Israël — a reconstruit ses capacités et n’hésite pas à s’engager dans les combats, même sous le régime du cessez-le-feu. Selon le journal, ces officiers estiment que les menaces semblent cette fois plus concrètes que lors du précédent cessez-le-feu.

Un colonel commandant la 226e brigade a déclaré : « C’est le même Hezbollah, mais la détermination n’est plus la même, la hardiesse non plus. » Il a ajouté : « Nous avons eu de nombreux contacts avec des combattants, jusque dans les villages. Cette fois, l’ennemi tente de s’approcher de nous, de nous affronter directement et de nous infliger des pertes. »

L’officier a précisé que le Hezbollah continue d’envoyer ses combattants pour cibler les forces de l’armée. « Nous sommes arrivés ici pour trouver un système militaire fonctionnant à pleine capacité : points d’observation, cellules d’assaut, engins explosifs et missiles antichars. L’ennemi s’est réorganisé différemment », a-t-il précisé.

Le jour même, la résistance avait frappé des rassemblements et des véhicules de l’occupation israélienne qui tentaient de progresser dans la zone de Wadi al-Raj, à la périphérie du village de Deir Siriane, au Sud-Liban. Les combattants de la Résistance ont ciblé, à l’aide des salves de roquettes, des véhicules militaires appartenant à l’armée d’occupation dans la zone de Wadi al-Jamal, située entre les localités de Meiss el-Jabal et Houla. Parallèlement, une escadrille de drones d’attaque a visé une position d’artillerie récemment établie par l’armée d’occupation dans le village de Rob Thalamin. Et puis, à Al-Bayyadah, les combattants ont pilonné un rassemblement de soldats israéliens. Dans le ciel de cette même localité, ils ont pris pour cible un hélicoptère ennemi au moyen d’un missile sol-air, enregistrant un impact direct et confirmé. La Résistance a en outre pulvérisé un véhicule militaire de l’occupation aux abords de la place du village de Al-Qantara, en utilisant un drone d’assaut.

Par ailleurs, Amos Harel, correspondant de Haaretz, a affirmé que la capacité du Hezbollah à utiliser des armes tactiques et à infliger des pertes épuise considérablement l’institution militaire et « crée un état de perte et de panique chez les habitants du Nord ». Lors d’un entretien avec le colonel de réserve Michal Milstein, il a estimé que « le Hezbollah profite de la situation actuelle et sent que les règles du jeu ont changé, lui permettant d’opérer avec plus de liberté ».

La Résistance Islamique au Liban poursuit ses opérations militaires dans le cadre de sa réponse naturelle aux violations par l’occupation israélienne du cessez-le-feu instauré depuis la mi-avril dernière. Le journal Haaretz confirme que l’armée israélienne, en violation de la loi, refuse de fournir les données concernant les soldats démobilisés en raison de leur état psychologique.

Le journal révèle que 7 241 soldats et officiers ont été libérés de leurs obligations militaires pour des motifs psychologiques durant la première année de la guerre. L’année dernière, le journal avait sollicité le porte-parole de l’armée pour obtenir les données complètes, mais ce dernier avait refusé, exigeant une demande formelle via la loi sur la liberté d’information.

Bien que la demande ait été déposée début juin dernier, l’armée n’a toujours pas répondu, enfreignant la loi qui impose une réponse sous 30 jours (extensible à 120 jours dans des cas exceptionnels).

Des officiers ayant servi dans la direction des ressources humaines et au bureau du porte-parole ont confié à Haaretz que « l’armée a tendance à retarder la communication des données qui ne valorisent pas ses commandants ou ne servent pas ses objectifs ». Un officier de réserve a précisé : « Certains officiers sont experts en la matière ; ils savent manipuler les données et les pourcentages pour cacher ce qui ne flatte pas l’armée.

À l’inverse, si une donnée est nécessaire pour contrer l’affirmation d’un journaliste ou d’un politique, ils remueraient ciel et terre pour l’obtenir en quelques heures. L’armée ne veut pas que le public connaisse l’ampleur de la détresse psychologique des soldats. »

Des sources au sein du département de la santé mentale de l’armée admettent que l’institution évite de publier ces données en raison de l’ampleur phénoménale du phénomène. Elles estiment que ces chiffres pourraient nuire au moral national.

Depuis le 7 octobre, l’armée et le ministère de la Sécurité font face à un nombre sans précédent de soldats en crise psychologique suite aux atrocités constatées.

De nombreux combattants ayant opéré dans l’enveloppe de Gaza ont exprimé une détresse profonde, affirmant ne plus pouvoir retourner au front. L’armée a alors massivement renforcé son système de santé mentale et créé des centres dédiés, tout en veillant à ne pas divulguer les cas les plus graves.

De même, l’augmentation du nombre de suicides jusqu’à la fin 2024 est restée absente des publications officielles. En juillet dernier, suite aux pressions de Haaretz et d’un recours en justice, l’armée a accepté de livrer les chiffres pour la seule première année de guerre : 7 241 soldats et officiers réformés. L’armée a toutefois refusé de préciser combien d’entre eux occupaient des fonctions combattantes.

Des sources internes affirment qu’il s’agit du chiffre le plus élevé de l’histoire du pays.

En outre, Haaretz a appris que des milliers de combattants d’active ont été transférés vers des postes de soutien ou à l’arrière durant la guerre pour cause de détresse psychologique ou d’épuisement aigu. Certains officiers affirment même que ces estimations sont en deçà de la réalité, bien que l’armée nie officiellement disposer de données complètes sur ce phénomène. La réponse officielle de l’armée : « La demande susmentionnée est en cours de traitement… avec un engagement pour une transparence totale, même en temps de guerre. »

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