mardi, mai 12, 2026
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Guerre génocidaire d’Israël : Tsahal repousse chaque jour dans le sang « la ligne jaune »

by Perspectives Med
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Guerre génocidaire d’Israël : Tsahal repousse chaque jour dans le sang « la ligne jaune »

« Nous demandons à la Commission d’activer l’instrument anti-coercition afin de protéger l’indépendance de la Cour pénale internationale et des Nations unies, ainsi que leurs actions pour mettre fin au génocide à Gaza », a déclaré Pedro Sanchez sur la plateforme X. Il a affirmé que l’Espagne « ne détournera pas le regard » et a mis en garde contre les risques que font peser sur le système des droits humains les sanctions visant ceux qui défendent la justice internationale. « L’Union européenne ne peut rester spectatrice face à cette persécution », a-t-il ajouté.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, plus de 72 600 personnes, en majorité des femmes et des enfants, ont été tuées et plus de 172 000 blessées dans l’offensive israélienne depuis octobre 2023.

A signaler que depuis que le cessez-le-feu a été décrété à Gaza, la « ligne jaune » négociée par les États-Unis devait être temporaire en attendant de nouveaux retraits israéliens, mais la trêve partiellement respectée s’est arrêtée après sa première phase en raison de désaccords sur le désarmement du Hamas et la poursuite des bombardements israéliens de Gaza. Une situation ubuesque qui fait que l’armée israélienne contrôle plus de la moitié de l’enclave palestinienne, qui reste sous blocus. Dans la bande de Gaza, la « ligne jaune » est le nom donné à la ligne de démarcation entre la zone sous contrôle du Hamas palestinien et celle tenue par l’armée israélienne (qui représente plus de 50% de ce petit territoire) après le repli des troupes israéliennes opéré dans le cadre du cessez-le-feu très fragile, en vigueur depuis octobre.

Les Gazaouis affirment que des personnes sont mortes en s’approchant de la ligne pour fouiller les décombres des maisons détruites. Chaque jour, des véhicules avancent, tirant des obus d’artillerie sur la population civile.

En dépit de la trêve conclue en octobre 2025 dans la guerre déclenchée par l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 en Israël, la bande de Gaza reste en proie à des violences quotidiennes. Selon le ministère de la Santé de Gaza, plus de 800 Palestiniens ont été tués dans l’enclave depuis le cessez-le-feu, et 270 d’entre eux près de la fameuse « ligne jaune ».

La perspective d’une ‌zone réglementée élargie dans la bande de Gaza a exacerbé les peurs des nombreux Palestiniens déplacés à l’intérieur de l’enclave, qui craignent d’être considérés comme des cibles et tués par l’armée israélienne, note l’agence de presse Reuters. Elle alimente également l’inquiétude qu’Israël contrôle la zone indéfiniment, ⁠alors que des ministres israéliens ont appelé par le passé à un exode des Gazaouis et à occuper l’enclave.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre dernier, Israël refuse l’entrée des volumes d’aide humanitaire convenus dans l’enclave, où environ 2,4 millions de Palestiniens, dont 1,5 million de déplacés, font face à des conditions humanitaires sévères.

A Paris, des manifestants se sont réunis mardi soir place de la Bastille lors d’un rassemblement organisé en soutien aux membres de la flottille humanitaire Global Sumud interceptée illégalement par Israël en eaux internationales alors qu’elle tentait de rejoindre la bande de Gaza. Le rassemblement qui a vu la participation de membres d’Urgence Palestine, Révolution Permanente, EuroPalestine, l’Union juive française pour la Paix (UJFP), et la coordination française de la flottille Sumud, appelait à « la fin du génocide », à « la levée du blocus à Gaza » ainsi qu’à la « libération immédiate » des militants Saïf Abu Keshek et Thiago Ávila, toujours détenus par Israël selon les organisateurs.

Des drapeaux palestiniens, des pancartes dénonçant les attaques israéliennes à Gaza et des appels à des « sanctions réelles et concrètes contre Israël » étaient visibles tout au long du rassemblement. Les manifestants ont dénoncé l’interception de la flottille par les forces israéliennes en pleine mer, à plusieurs centaines de kilomètres des côtes palestiniennes, qualifiant l’opération d’« illégale » au regard du droit maritime international.

Les organisateurs ont rappelé que les embarcations transportaient des militants et des humanitaires engagés dans une mission visant à dénoncer le blocus imposé à Gaza et à acheminer une aide symbolique vers l’enclave palestinienne. Selon plusieurs témoignages relayés par les organisateurs de la flottille et des ONG, les navires auraient été arraisonnés par des commandos israéliens dans les eaux internationales, avant que les passagers ne soient transférés vers Israël pour y être détenus.

L’ONG israélienne Adalah, chargée de la défense juridique de certains militants arrêtés, affirme que les détentions de Saïf Abu Keshek et Thiago Ávila ne reposent sur « aucune base légale valable ». L’ONU a également réagi ces derniers jours. Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies, a appelé à la libération des deux militants encore détenus.

Les manifestants réunis à Paris ont aussi appelé la France à intervenir diplomatiquement pour obtenir la libération des ressortissants et militants arrêtés et dénoncé ce qu’ils considèrent comme le silence des autorités occidentales face aux opérations israéliennes contre les flottilles humanitaires. Cette mobilisation s’inscrit dans une série de rassemblements organisés ces derniers jours dans plusieurs villes françaises et européennes pour protester contre le blocus imposé à Gaza et les interceptions de navires humanitaires par Israël en haute mer.

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