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Guerre génocidaire israélienne : Alors que la guerre bat son plein, D. Trump menace le Hamas d’enfer

by Perspectives Med
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Guerre génocidaire israélienne : Alors que la guerre bat son plein, D. Trump menace le Hamas d’enfer

Badr Abdel al-Aty, ministre égyptien des Affaires étrangères, a déclaré que « le plan du président américain Donald Trump pour Gaza nécessite des discussions plus approfondies sur ses modalités de mise en œuvre, notamment en ce qui concerne la gouvernance et les dispositifs de sécurité ». Dans un communiqué de presse, il a souligné que « le plan de Trump pour la bande de Gaza présente de nombreuses lacunes qui doivent être comblées ». Il a ajouté : « S’il existe une volonté politique, je pense que ce plan pour Gaza peut être mis en œuvre sur le terrain, mais il nécessite un engagement ». Il a poursuivi : « Nous sommes très prudents et discutons actuellement avec le Hamas afin d’évaluer sa réaction à ce plan pour Gaza ». Plus tôt jeudi, le ministre a noté que « Le Caire travaille avec le Qatar et la Turquie pour persuader le Hamas d’accepter le plan de Trump visant à mettre fin à la guerre à Gaza », et a averti que « le conflit s’intensifiera si le Hamas refuse ». « Ne donnons à aucune partie le moindre prétexte pour utiliser le Hamas comme prétexte à ces massacres quotidiens et insensés contre des civils », a indiqué al-Aty lors d’un discours à l’Institut français des relations internationales à Paris. Interrogé sur ses craintes concernant le plan Trump, il a répondu que « l’Égypte ne l’acceptera pas », soulignant que « le déplacement n’aura pas lieu, il n’aura pas lieu, car il signifie la fin de la cause palestinienne. Nous ne le permettrons en aucune circonstance. » Si les médias internationaux avaient assuré que le plan US pour Gaza avait été adoubé par les pays arabe-musulman, force est de relever que tel n’est pas le cas. En effet, L’Egypte n’est pas la seule nation à ruer dans les brancards. Le Pakistan aussi a tenu à rappeler que le plan américain ne concorde nullement avec celui des pays arabo-musulmans.

Menaces US

A signaler aussi que le président américain a fixé un nouveau délai au Hamas pour accepter l’accord proposé par Washington visant à mettre fin au conflit dans la bande de Gaza. « LIBÉREZ TOUS LES OTAGES, Y COMPRIS LES CORPS DE CEUX QUI SONT MORTS, IMMÉDIATEMENT ! Un accord avec le Hamas doit être conclu avant dimanche soir à six heures, heure de Washington, D.C. [1 heure du matin le 6 octobre d’Israël, ndlr]. Chaque pays l’a approuvé ! », a-t-il écrit sur son réseau social Truth Social. Le locataire de la Maison Blanche a également averti que si cet accord, « qui est la DERNIÈRE CHANCE », n’était pas conclu, « le Hamas subira un ENFER comme personne n’en a jamais vu ». « En riposte à l’attaque du 7 octobre contre la civilisation, plus de 25 000 « soldats » du Hamas ont déjà été tués. La plupart des autres sont encerclés et PIÉGÉS MILITAIREMENT, attendant simplement que je donne l’ordre pour qu’ils soient rapidement anéantis », a-t-il ajouté, concluant : « D’UNE MANIÈRE OU D’UNE AUTRE, LA PAIX RÉGNERA AU MOYEN-ORIENT ».

Les États-Unis ont présenté le 29 septembre un plan visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hamas, qui a également été soutenu par le Premier ministre israélien. L’un de ses points stipulait que le groupe devait restituer tous les otages, y compris les corps des personnes décédées, dans les 72 heures suivant l’acceptation publique de cet accord par Israël. Cela devrait se produire après un cessez-le-feu et le retrait des troupes israéliennes sur une ligne convenue afin de préparer la libération des otages. En contrepartie, selon ce plan, Israël devra libérer 250 prisonniers palestiniens condamnés à perpétuité et 1 700 habitants de Gaza capturés par l’armée israélienne depuis le 7 octobre 2023. Une fois ces engagements remplis, les membres du Hamas rendront leurs armes en échange d’une amnistie et de la possibilité de quitter le secteur en toute sécurité.

Nouvelles de Sanaa

La veille jeudi, depuis Sanaa, Sayyed Abdelmalek al-Houthi, chef du mouvement Ansarullah au Yémen, a déclaré lors de son traditionnel discours consacré à la tension régionale, que « les États-Unis et l’entité sioniste nient la reconnaissance de l’État palestinien par certains pays européens et cherchent à faire de la bande de Gaza une zone neutre, exempte de toute résistance ou présence jihadiste du peuple palestinien. Cela se fait grâce aux dispositions du plan Trump visant à désarmer la résistance et à chasser les jihadistes de la bande ». Il a tenu les États-Unis et l’entité sioniste « pour responsables des violences et des brutalités perpétrées dans la bande de Gaza, qualifiant l’ampleur des crimes israéliens commis dans le cadre du partenariat américain de honteux et horribles, atteignant un niveau de criminalité effroyable et terrifiant ». Et ajouté que « l’annonce américaine répond au tollé et au mécontentement mondial suscités par la brutalité et le génocide pratiqués par l’entité sioniste en partenariat avec les États-Unis ». Il a rappelé que « les pratiques israéliennes incluent la famine contre des nourrissons et le massacre de civils à Gaza, au point que les gouvernements et les régimes sont gênés de ne pas exprimer leur mécontentement ». Et noté que « certains pays ont même officiellement reconnu l’État de Palestine pour exprimer ce mécontentement ». Comme il a souligné que « le plan Trump présenté à Netanyahu comprend des dispositions visant à atteindre les objectifs israéliens », affirmant que « la reconnaissance de Jérusalem par Trump et ses décisions antérieures s’inscrivent dans cette approche dangereuse qui vise à confisquer les droits des Palestiniens et à priver le peuple de Gaza de son droit à se gouverner et à se défendre ».

Par ailleurs, il a décrit la Flottille du Sumud « comme une forme de solidarité importante et symbolique », notant que « les tentatives de levée du siège se poursuivent malgré les risques importants ». Il a poursuivi que « l’ennemi a régulièrement attaqué ces convois, arrêté des militants et confisqué l’aide, tandis que les militants ont réussi à dénoncer ses pratiques et à attirer l’attention du monde sur les souffrances du peuple palestinien ». Il a noté que « les efforts des militants pour lever le siège représentent le 38e effort de solidarité, et ces militants ont œuvré pour attirer l’attention et constituer un dossier contre les nations qui encouragent la famine du peuple palestinien ».

Revenant sur la prétendue « Fondation humanitaire pour Gaza est un titre trompeur », expliquant que « les mesures américaines visant à alléger les souffrances du peuple palestinien servent en réalité des objectifs qui servent l’ennemi et contribuent à tuer et à violer la dignité des Palestiniens ». Il a ajouté que cette fondation est « un moyen de tuer et de violer les droits du peuple palestinien », et que « les initiatives américaines visent a masquer son partenariat avec l’entité sioniste pour cibler les civils et imposer des mesures de famine et de déplacement ». Plus, il a noté que « les efforts internationaux présentés comme des solutions humanitaires ne peuvent se substituer à la véritable position envers la résistance et le peuple palestinien », notant que « la dénonciation de ces intentions trompeuses démontre la nécessité de maintenir la solidarité populaire et de la résistance pour contrer les tentatives de confiscation des droits des Palestiniens ».

A. Al-Houthi a également souligné que « le tollé mondial et les mobilisations populaires en Europe, en Amérique, en Australie et ailleurs témoignent d’une pression constante en faveur du peuple palestinien ». Il a ajouté que « les mouvements populaires, notamment ceux des travailleurs portuaires et des syndicats en Italie, ont influencé et embarrassé les positions de certains régimes ». Il a souligné « le succès des travailleurs portuaires et des syndicats italiens qui ont empêché l’exportation d’une cargaison de carburant vers l’entité sioniste ». Il a également mentionné la décision du gouvernement slovène d’interdire l’entrée de Netanyahu dans le pays. Il a salué « l’appel du président colombien à la formation d’une Armée de libération de la Palestine et à la rupture des liens avec l’entité sioniste ». Il a estimé que « les positions de nombreux dirigeants arabes et islamiques ne sont pas à la hauteur de celle de la Colombie ».

Le leader yéménite a affirmé « la poursuite des opérations de soutien depuis le Yémen, dans le cadre de ce qu’il a appelé la bataille de la conquête promise et du jihad sacré ». Il a indiqué que « les opérations de cette semaine comprenaient 18 attaques de missiles et de drones, dont des frappes contre des cibles israéliennes et en mer, en plus de contrer les opérations navales ennemies ». Il a déclaré que « les opérations navales ont visé un navire violant la décision d’interdire la navigation vers l’entité sioniste », et que « le nombre de navires visés par les opérations de soutien s’élevait à 228, un chiffre qui démontre la gravité et l’impact de la position yéménite ». « Ces opérations ont également perturbé le port d’Umm al-Rashrash, causé des pertes économiques à l’ennemi et revêtu une importance stratégique en empêchant la navigation à travers la mer Rouge vers Bab al-Mandeb et le golfe d’Aden » a-t-il précisé.

Alger se dégonfle

A souligner aussi que Kamel Bouchama a été démis de ses fonctions d’ambassadeur d’Algérie à Beyrouth pour avoir taxé D. Trump de « cowboy », et de « simple d’esprit », lors d’une conférence. Alger juge ces propos personnels et hors cadre diplomatique, marquant un rare limogeage officiel sans communiqué, dans un contexte tendu lié à Gaza.

K. Bouchama a été relevé de ses fonctions le 1er octobre, à la suite de déclarations controversées contre Donald Trump, captées lors d’une conférence culturelle à Beyrouth la semaine précédente, selon TSA Algérie et d’autres médias. Lors de l’événement « Liban et Algérie : histoire rayonnante et présent lumineux », le diplomate algérien a qualifié l’ancien président américain de « cowboy » et de « simple d’esprit », suggérant qu’il méritait un « asile de fous », dans un contexte de commentaires sur la guerre à Gaza déclenchée le 7 octobre 2023. Ces propos, jugés personnels et hors du cadre diplomatique par Alger, ont provoqué une réaction rare : le gouvernement algérien n’a pas émis de communiqué officiel, laissant les sources officieuses confirmer la décision.

 Ancien ministre (1984-1988) et sénateur depuis 2023, la carrière diplomatique de K. Bouchama s’achève abruptement, les autorités algériennes estimant qu’il a trahi les « constantes et valeurs » de la diplomatie nationale. L’incident, survenu dans un climat tendu entre Alger et les puissances occidentales, notamment sur la question palestinienne, reflète une volonté de contrôler le discours officiel. La séquence, devenue virale, n’a pas suscité de réaction officielle libanaise, laissant planer un silence diplomatique. Ce limogeage intervient alors que l’Algérie navigue dans un contexte régional complexe, avec des relations tendues avec la France et une position ferme sur Gaza, alignée avec les pays arabes critiques du plan Trump modifié par B. Netanyahou. L’absence de communiqué officiel d’Alger pourrait indiquer une gestion interne discrète, mais l’épisode risque d’alimenter les spéculations…

Arrogance sioniste

A rappeler aussi que les forces navales de l’occupation israélienne poursuivent, depuis jeudi, leurs attaques contre la Flottille mondiale Sumud, qui se dirige vers Gaza pour briser le blocus et acheminer une aide humanitaire. Israël a intercepté, vendredi, le dernier navire de la Flottille Sumud, transportant de la nourriture et des médicaments à destination de Gaza. La veille, l’entité sioniste avait signalé l’arraisonnement de 39 des 44 bateaux d’aide destinés à Gaza, a indiqué Reuters. La flottille Sumud est composée d’environ 47 navires. Les organisateurs de la flottille ont révélé que plus de 443 volontaires originaires de 47 pays ont été illégalement détenus après l’interception des bateaux. Ils ont réclamé une intervention internationale immédiate pour assurer leur sécurité et leur libération immédiate. Parmi les passagers qui étaient en cours de transfert vers un port israélien se trouve Greta Thunberg, que les autorités israéliennes ont montrée en train de récupérer des effets personnels, entourée par des hommes armés. Outre G. Thunberg elle comprend notamment l’eurodéputée Rima Hassan, le petit-fils de Nelson Mandela et ex-député sud-africain Mandla Mandela et l’ancienne maire de Barcelone Ada Colau. Sur le compte Instagram de la flottille, le porte-parole Saif Abukeshek a publié une déclaration vidéo détaillant les navires attaqués et l’origine es militants détenus. Selon lui, 21 navires sur les 44 ont été arrêtés par ‘Israël’ : Alma, Sirius, Adara, Spectre, Yulara, Aurora, Otaria, Huga, Deir Yessine, Grande Blu, Morgana, Hio, Seulle, All In, Captain Nikos, Florida, Karma, Mohammad Bhar, Oxygono, Free Willy et Jeannot III. Abukeshek a précisé la nationalité des militants présents à bord : 30 Espagnols, 22 Italiens, 21 Turcs, 12 Malaisiens, 11 Tunisiens, 11 Brésiliens, 10 Français, 9 Irlandais, 8 Algériens, 7 Américains, 7 Allemands, 6 Britanniques, 4 Norvégiens, 4 Suédois, 3 Néo-Zélandais, 3 Marocains, 3 Jordaniens, 3 Polonais, 3 Portugais, 3 Mexicains, 2 Koweïtiens, 2 Colombiens, 2 Argentins, 2 Suisses, et plusieurs autres nationalités. S. Abukeshek a en outre souligné que les navires tentaient de rejoindre les côtes de Gaza et que les militants étaient déterminés à atteindre leur objectif humanitaire. Il a également rappelé que les réactions de la population face aux attaques israéliennes montrent une solidarité mondiale contre ces actions.

C’est la première fois depuis des années que des dizaines de navires naviguent ensemble vers Gaza, où vivent environ 2,4 millions de Palestiniens, soumis à un blocus israélien depuis environ 18 ans. Le régime israélien a durci ce siège le 2 mars en fermant tous les points de passage et en bloquant l’accès à la nourriture, aux médicaments et à l’aide, plongeant Gaza dans une famine extrême. Depuis le 7 octobre 2023, l’armée d’occupation israélienne a massacré plus de 66 000 Palestiniens, en majorité des femmes et des enfants. Les bombardements incessants ont rendu inhabitable le territoire assiégé, qui vit en même temps famine et propagation de maladies.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé jeudi qu’il expulserait vers l’Europe tous les militants qui se trouvaient à bord des navires de la flottille Sumud. La Turquie a accusé Israël de commettre « un acte de terrorisme » et le président colombien Gustavo Petro a annoncé l’expulsion de la délégation diplomatique israélienne dans son pays. La France a appelé Israël « à assurer la sécurité des participants » tandis qu’en Italie, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Rome, Naples, Turin, Naples et Pavis, mercredi soir pour protester contre l’interception des bateaux. D’autres manifestations ont eu lieu dans d’autres villes européennes, notamment à Paris, Berlin, Athènes, Barcelone et à Istanbul pour condamner cette attaque. Des manifestations ont également eu lieu dans plusieurs villes canadiennes. La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a exigé le rapatriement « immédiat » des 6 Mexicains membres de la flottille pour Gaza. Elle a précisé que les activistes mexicains se trouvent au port d’Ashdod au sud, où selon elle le soutien consulaire mexicain n’a pas pu entrer. Son gouvernement a envoyé quatre notes diplomatiques à Israël concernant cette affaire.

En juin et juillet, la marine israélienne avait déjà arraisonné deux voiliers se dirigeant vers Gaza, avec Greta Thunberg et Rima Hassan à leur bord. Toutes deux avaient été débarquées en « Israël » puis expulsées.

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