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La trêve avec le Liban violée par Israël : « Trop, c’est trop !», dénonce D. Trump

by Perspectives Med
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La trêve avec le Liban violée par Israël : « Trop, c’est trop !», dénonce D. Trump

Le chef de la Maison Blanche a affirmé que le cessez-le-feu entre le Liban et Israël est totalement dissocié des discussions en cours avec l’Iran. Il a précisé que Washington continuera de « travailler avec le Liban et de traiter la situation du (Hezbollah) de manière appropriée ». Le président faisait référence au Hezbollah libanais, dont le désarmement est depuis longtemps recherché par les États-Unis et Israël.

Jeudi, D. Trump a annoncé un cessez-le-feu de dix jours au Liban, entrant en vigueur à minuit, heure locale, à Tel-Aviv et Beyrouth.

Les bus transportant les citoyens vers leurs villages dans la région de Nabatieh et ses environs n’ont pas cessé de circuler depuis l’aube. Dès le début de la trêve, l’armée libanaise s’est employée à ouvrir de nouveaux passages pour la circulation des citoyens, après que l’occupation a détruit les principaux ponts sur le fleuve Litani durant son agression, dans une tentative de diviser les régions. Les habitants retournant vers le Sud traversent désormais vers les zones situées au sud du Litani, après que les engins de l’armée libanaise ont ouvert le pont de Qasmiyeh, détruit par l’agression israélienne. De même, dans la banlieue sud de Beyrouth, les habitants ont commencé à revenir dès les premières heures de l’aube.Les premières heures de l’accord de cessez-le-feu ont été marquées par des célébrations populaires, des défilés de voitures sillonnant les rues de Beyrouth.

Depuis l’extension de l’agression israélienne sur le Liban le 2 mars 2026, la Résistance islamique a riposté et mené, durant 46 jours, des opérations ciblant les colonies, les positions, les casernes et les objectifs militaires de l’occupation, en particulier dans le nord de la Palestine occupée. Elle a fait face aux forces d’occupation à la frontière libano-palestinienne et a mené des affrontements héroïques à bout portant, notamment à Khiam, Taybeh et Bint Jbeil. Elle a ciblé les rassemblements de soldats et de véhicules, piégé les soldats israéliens dans des embuscades et brûlé des chars Merkava.

« Pour la défense du Liban et de son peuple, la Résistance islamique a mené la bataille Al-Asf al-Ma’koul (l’Herbe Dévorée) durant quarante-cinq jours, au cours desquels elle a écrit des épopées héroïques rarement égalées en termes de force, de courage, de bravoure, de confiance en Dieu Tout-Puissant et de foi en Sa victoire.

Entre le 2 mars et le 16 avril 2026, la Résistance islamique a publié 1 828 communiqués annonçant l’exécution de 2 184 opérations militaires diverses, par lesquelles elle a fait face aux forces d’occupation de l’armée ennemie israélienne sur le territoire libanais, et ciblé ses positions, ses casernes et ses bases militaires à l’intérieur des territoires palestiniens occupés », signale un communiqué ad hoc. Drones d’attaque et missiles, ont également visé les colonies et les villes israéliennes, depuis la frontière libano-palestinienne jusqu’au-delà de la ville de Tel-Aviv, à une profondeur de 160 km, en réponse aux crimes de l’ennemi contre les civils et à sa destruction barbare des bâtiments résidentiels et des infrastructures civiles. La Résistance islamique aura donc exécuté des opérations à un rythme moyen de 49 par jour.

L’Iran a salué le cessez-le-feu au Liban, réaffirmant que l’arrêt de la guerre sur le territoire libanais faisait partie intégrante de l’accord de cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, conclu sous médiation pakistanaise. Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a assuré que l’Iran « a insisté dès le début, lors de ses entretiens avec diverses parties régionales et internationales, y compris durant les négociations d’Islamabad, sur la nécessité d’instaurer un cessez-le-feu simultané dans toute la région, y compris au Liban, et a suivi ce dossier avec sérieux après les pourparlers d’Islamabad ».

Tout en rendant hommage à « la résilience légendaire du peuple libanais et des combattants de la Résistance face à l’agression et à l’occupation de l’entité sioniste », il a également exprimé sa gratitude pour les bons offices du Pakistan, particulièrement durant les dernières 24 heures, qui ont finalement conduit à l’annonce d’un cessez-le-feu de dix jours.

Il a présenté ses condoléances aux familles des martyrs de la Résistance, exprimant sa solidarité avec le peuple et le gouvernement libanais. Il a enfin souligné la nécessité d’un retrait complet de l’entité sioniste des zones occupées au Sud-Liban, de la libération de tous les prisonniers, du retour de tous les déplacés chez eux et de la reconstruction des zones et infrastructures détruites au Liban avec l’aide de la communauté internationale.

  1. Trump avait surpris tout le monde en annonçant un cessez-le-feu entre le Liban et Israël à partir de minuit dans la nuit de jeudi à vendredi pour une durée de 10 jours, et en chargeant son vice-président J.D. Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio, aux côtés du chef d’état-major interarmées le général Dan Keen, de « travailler avec les deux pays pour parvenir à une paix durable ».

Par la suite, M. Rubio puis D. Trump ont eu un entretien téléphonique avec le président Joseph Aoun, au cours duquel ils ont souligné l’engagement de Washington à soutenir les efforts visant à un cessez-le-feu. Cependant, coté libanais, la discrétion reste de rigueur concernant l’idée d’une communication tripartite avec Benyamin Netanyahu, laissant cette proposition au stade de fuites politiques incomplètes. La communication entre J. Aoun et M. Rubio s’est conclue par la confirmation d’une position libanaise refusant tout contact direct avec B. Netanyahu, les cercles de la présidence ont veillé à formuler la position du président dans un langage diplomatique équilibré, alliant l’accueil des efforts américains au refus de toute normalisation directe sous pression militaire. Tout ce qui a circulé concernant un appel téléphonique imminent entre J. Aoun et B. Netanyahu a été démenti, dans une démarche visant à réguler le rythme interne et à empêcher l’extension des interprétations politiques ayant accompagné les fuites.

Des informations ont fait état, ces dernières heures, de contacts intensifs entre le Liban, l’Iran, l’Arabie saoudite et les États-Unis, pour tenter de formuler un accord menant à la fin de la guerre, toutefois, les contours de cet accord ne se sont pas encore précisés, face à l’insistance d’Israël à poursuivre son agression.Le Hezbollah a officiellement annoncé avoir reçu les nouvelles du cessez-le-feu directement du côté iranien.

Face à ces développements, Naftali Bennett, ancien Premier ministre israélien, a relevé le gouvernement israélien n’a pas réussi à démanteler ni le Hamas ni le Hezbollah. Pour sa part, le quotidien Maariv n’a pas manqué de critiquer le rendu du cabinet israélien. « Nous sommes partis pour la guerre avec le « Rugissement du lion » et nous sommes revenus avec le « Miaulement du chat » ; Israël s’est ainsi retrouvé dans sa situation la plus difficile de la région. »

Face au torrent de critiques, B. Netanyahu a affirmé vendredi que la « mission » d’Israël contre le Hezbollah au Liban n’était pas achevée, en dépit d’un cessez-le-feu entré en vigueur plus tôt dans la journée. « Nous avons des actions prévues concernant la menace persistante des roquettes et des drones, dont je ne détaillerai pas le contenu », a déclaré Netanyahu dans une allocution télévisée.

Répondant aux critiques internes sur l’issue du front nord, le chef du gouvernement a assuré qu’Israël avait enregistré des « résultats considérables ».

« Pour la première fois, nous avons établi une vaste zone tampon de sécurité le long de l’ensemble de la frontière nord », a-t-il indiqué, précisant que cette zone s’étend du Liban, à travers le plateau du Golan, jusqu’au mont Hermon (Jabal al-Sheikh) et à la région du Yarmouk, dans le sud de la Syrie. Il a ajouté que cette zone tampon, qu’il a qualifiée de « ligne jaune », vise à éliminer les risques d’incursions directes et de tirs de chars, soulignant que des forces israéliennes y sont déployées pour faire face à toute menace immédiate.

Par ailleurs, B. Netanyahu a indiqué que le cessez-le-feu avait été conclu à la demande du président américain. « À sa demande, nous avons accepté un cessez-le-feu temporaire au Liban afin de permettre une solution combinée, diplomatique et militaire, avec le gouvernement libanais », a-t-il expliqué.

Les agressions israéliennes contre le Liban ont fait 2 294 martyrs et 7 544 blessés, bilan cumulatif mais non définitif entre le 2 mars jusqu’à minuit le 16 avril, signale le ministère de la Santé qui ajoute que l’armée israélienne a tué 100 ambulanciers et travailleurs de la santé et blessé 233 autres durant l’agression.

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