mardi, juin 2, 2026
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Les drones bon marché incapacitent Israël : La hantise d’un effet boomerang en Cisjordanie prend de l’ampleur

by Perspectives Med
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Les drones bon marché incapacitent Israël : La hantise d’un effet boomerang en Cisjordanie prend de l’ampleur

Il a expliqué que l’armée israélienne intensifie son activité dans les territoires palestiniens occupés, à la lumière d’estimations indiquant que les drones lancés depuis la Cisjordanie « pourraient constituer une menace pour de vastes zones, non seulement pour les colonies de Cisjordanie, mais aussi pour certaines parties du centre d’Israël ». Il a également ajouté que les drones lancés depuis la Cisjordanie pourraient atteindre une longue liste de colonies, confirmant que l’armée israélienne relève son niveau de préparation face à cette menace.

Dans ce contexte, il a indiqué que des soldats de l’armée israélienne ont ouvert, jeudi dernier, le feu près de Ramallah, sur un avion civil après avoir pensé qu’il s’agissait d’un drone. Il a souligné que l’incident est toujours en cours d’enquête, mais qu’il semble, d’après ce qui a été rapporté, qu’« il y ait un besoin de réglementer tout ce qui concerne les basses altitudes proches du sol en préparation d’une future guerre en Cisjordanie ».

Les drones piégés continuent de représenter un défi majeur pour l’armée d’occupation israélienne sur le front avec le Liban, où il n’existe aucune solution réelle pour faire face à ces drones lancés par la Résistance et qui atteignent leurs cibles.

Dans ce cadre, le journal israélien Haaretz a cité une source au sein de l’armée israélienne affirmant que « l’utilisation de drones par le Hezbollah nous a pris par surprise, et nous n’y sommes pas préparés ». La source au sein de l’armée d’occupation a reconnu pour le journal l’absence de « réponse opérationnelle efficace » contre ces drones.

Sur un autre plan, la procureure générale d’Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées. Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l’objet d’une procédure de destitution intentée par l’exécutif.

« A l’approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques », s’est-elle alarmée lors d’une conférence de l’Association du barreau israélien à Eilat (sud).

G. Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice, alors que le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, « le système d’application de la loi dans l’Etat d’Israël changera complètement de nature », a-t-elle prévenu, d’après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement « appelle à ne pas respecter des décisions de justice » de la Cour suprême. La procureure générale faisait référence notamment à l’inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l’Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s’opposent à la conscription. « Le chef d’état-major réclame des soldats et il n’est plus possible de l’ignorer », a déclaré la procureure générale. « L’Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d’égalité »

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