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J. Aoun à Washington : Une paix chimérique fait courir le locataire de Baabada

by Perspectives Med
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J. Aoun à Washington : Une paix chimérique fait courir le locataire de Baabada

La veille, dans une déclaration relayée par l’Agence nationale d’information libanaise (NNA), Rima Karami, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, a indiqué qu’Israël avait détruit deux écoles à Khiam et une école à Bint Jbeil. « L’armée israélienne a pillé le contenu de ces établissements, puis les a encerclés d’explosifs, les transformant en tas de cendres », a-t-elle déclaré. Elle a indiqué que ces écoles avaient désormais été ajoutées à la liste des établissements scolaires détruits dans le cadre du conflit. Elle a affirmé que ces destructions se produisaient « sous les yeux du monde entier », malgré les principes internationaux considérant les écoles comme faisant partie des infrastructures les plus sûres et les mieux protégées, souvent utilisées comme abris lors des guerres, des catastrophes et d’autres situations d’urgence. R. Karami a appelé les grandes puissances à faire pression sur Israël pour mettre fin aux destructions et à maintenir les établissements éducatifs à l’écart des conflits et des guerres.

Suite au bombardement du lycée Al-Mahdi à Bint Jbeil, la Fondation islamique pour l’éducation et l’instruction a appelé l’État libanais, et en particulier les ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et des Affaires étrangères et des Émigrants, à assumer leurs responsabilités nationales et juridiques, à prendre toutes les mesures nécessaires pour documenter ce crime, à poursuivre l’ennemi israélien devant les instances et forums internationaux compétents et à œuvrer pour qu’il réponde pleinement de cet acte criminel.

Les autorités libanaises et l’entité sioniste ont signé le 26 juin un accord-cadre négocié par les États-Unis. Prévoyant un retrait israélien progressif de tous les territoires libanais occupés, ses termes sont très vagues sur les mécanismes de ce retrait et laissent entendre une approbation américaine et israélienne au préalable. L’accord ne fixe pas de calendrier précis pour le retrait, liant son achèvement à la prise en charge complète de la sécurité des zones évacuées par l’armée libanaise ainsi qu’au désarmement de la résistance libanaise. Ce qui lui a valu des critiques acerbes de la part de plusieurs partis et composantes libanais. Le processus doit débuter par une phase pilote dans deux zones qui n’ont pas été publiquement identifiées.

Entretemps, les attaques israéliennes contre le sud du Liban ne connaissent pas de répit. Ces dernières semaines, ces bombardements ont détruit de vastes pans d’infrastructures dans de nombreux villages, tant frontaliers que non frontaliers, du sud du pays.

Vendredi, des bombardements ont visé la périphérie de Haddatha et les environs de Zawtar. Dans l’après-midi, ils ont visé les périphéries de Kfar Tebnit et de Bint Jbeil ainsi que Qounine et Baraachite dans la soirée. Les bombardements quotidiens qui détruisent des immeubles d’habitation, des institutions publiques et privées, des écoles et d’autres bâtiments, sont aggravés par des opérations de terrassement qui déciment les infrastructures.

Ce comportement inhumain persiste face à l’incapacité des autorités libanaises à mettre fin aux bombardements, et face au silence des autres pays et des organisations des Nations Unies concernant ces attaques et ces crimes qui ciblent les villages, les habitations civiles et les moyens de subsistance. Des avions de combat ennemis ont lancé un raid aérien à l’aube de samedi sur les abords des localités d’al-Mansouri et Majdal Zoun. Simultanément, les forces d’occupation ont mené un ratissage à la mitrailleuse en direction de la ferme de Bastra, tandis qu’un autre ratissage similaire visait la localité d’al-Khiam. Dans le district de Nabatiyeh, une explosion a été entendue aux alentours de la ville de Kfar Tebnite. Les soldats d’occupation ont également forcé un certain nombre d’agriculteurs à quitter leurs terres agricoles situées entre les localités d’Ain Arab et d’Al-Mari, selon le correspondant d’al-Manar.

L’armée libanaise a fait état du martyre d’un soldat et d’un autre blessé dans l’explosion d’un engin suspect lors du passage de leur véhicule dans la localité d’al-Mansouri, dans le secteur occidental. Mais des médias locaux assurent que le véhicule a été frappé par un raid de drone ennemi pendant que les deux soldats transportaient un générateur électrique appartenant à un habitant de la localité.

Selon des chiffres officiels libanais, les attaques israéliennes au Liban ont fait au moins 4 324 martyrs, 12.223 blessés et déplacé plus d’un million de personnes depuis mars. L’entité sioniste continue d’occuper certaines zones du sud du Liban, dont certaines sont contrôlées depuis plusieurs décennies et d’autres prises lors de la guerre de 2023-2024.

A rappeler aussi que le Mufti jaafarite, Cheikh Ahmad Qabalan, a adressé un message d’une grande fermeté au peuple libanais. À travers ce réquisitoire sans concession, le dignitaire religieux s’en prend directement au pouvoir en place, et plus particulièrement au général J. Aoun, qu’il accuse d’aligner le Liban sur les intérêts américains et occidentaux. Élevant la Résistance et le partenariat intercommunautaire au rang de piliers existentiels du pays, il a lancé un avertissement solennel contre le risque d’un isolement politique et d’une nouvelle discorde interne qui mèneraient le Liban vers le chaos.

Défaillance israélienne

A signaler aussi que la radio de l’armée israélienne a révélé une grave crise financière qui a contraint le commandement nord de l’armée israélienne et le ministère israélien de la Guerre à abandonner la fortification de 11 sites militaires à la frontière avec le Liban, en raison d’un déficit budgétaire.

Cette décision soudaine intervient malgré le fait que l’armée ennemie et le ministère de la Guerre avaient lancé ces derniers mois un projet de grande envergure, dans le cadre duquel une entreprise civile a été chargée de réaliser d’importants travaux de fortification contre les drones piégés sur des sites militaires, y compris l’installation de réseaux et de moyens de protection supplémentaires.

Les entreprises de construction ont interrompu les travaux et des sites stratégiques ont été mis à nu.

La station de radio a cité une source militaire connaissant les détails, confirmant que les travaux de fortification avaient été arrêtés sur tous les sites militaires à la frontière avec le Liban, après que le ministère de la Guerre a cessé de payer les sommes dues aux entrepreneurs et à la société chargée de la mise en œuvre. La source a ajouté qu’aucun budget n’a été alloué dès le départ pour fortifier les 11 sites militaires, précisant – sans toutefois révéler les noms de ces sites pour des raisons évidentes – qu’il s’agit de sites d’une grande importance, la plupart étant situés directement sur la « ligne de démarcation », et que certains d’entre eux ont été la cible, ces derniers mois, d’attaques de drones piégés menées par le Hezbollah, faisant des blessés parmi les soldats présents sur place.

Sur le terrain, face à une réalité concrète, ce déficit budgétaire expose les soldats à un danger direct, et « il est vrai qu’ils peuvent installer eux-mêmes des filets de protection sans l’aide d’un entrepreneur » – une pratique courante au sein de l’armée israélienne – mais les forces sur le terrain confirment que ces moyens improvisés sont insuffisants et de moindre qualité, selon la radio de l’armée d’occupation.

Des sources militaires et sécuritaires israéliennes ont reconnu des cas antérieurs où des drones chargés d’explosifs de la résistance avaient réussi à pénétrer les « réseaux de protection » érigés de cette manière primitive, confirmant que tous ces détails avaient reçu l’approbation des autorités de sécurité israéliennes pour publication.

La crise des budgets insuffisants de fortification à la « frontière nord » se conjugue à une grave et profonde crise des effectifs au sein de l’armée israélienne, qui reste au cœur du débat israélien. Bien que cette crise soit restée une source de grande préoccupation et d’anxiété depuis que les répercussions de la guerre ont commencé à se faire sentir, elle a atteint ces derniers jours ce que les officiers supérieurs impliqués ont décrit comme un « point d’ébullition ».

Ce déclin, tant sur le plan opérationnel que financier, survient alors que les discussions au sein des instances d’occupation se multiplient et se poursuivent autour d’un « besoin urgent et important en matière de sécurité », d’une « pénurie très aiguë » de personnel et de matériel, et du fardeau croissant des tâches militaires qui pèsent sur les épaules de forces déjà affaiblies, et impliquées sur plusieurs fronts.

Cyberguerre

Dans un contexte où l’accord de cessez-le-feu entre le Liban et le régime sioniste est violé et que le massacre de Palestiniens innocents de Gaza se poursuit, le Front Cyber Isnaad a annoncé samedi 18 juillet dans un communiqué avoir mené avec succès une opération de grande envergure contre le système financier du régime occupant. Il a déclaré avoir porté un coup irréparable à son infrastructure économique et fiscale en infiltrant plusieurs institutions financières clés du régime de Tel-Aviv.

Le groupe a déclaré avoir infiltré les systèmes d’Oren Levy Accounting and Auditing, qui travaille avec les ministères israéliens de la Justice, des Finances, de l’Économie et de l’Énergie, ainsi qu’avec des entreprises militaires telles que Rafael, Elbit Systems et Israel Aerospace Industries. Le Front  a également ciblé Finco Financial and Tax Consulting à Hod Hasharon et Milikowsky Consulting and Investments à Tel-Aviv.

Selon le communiqué, l’opération a détruit environ 120 téraoctets de données sensibles et supprimé définitivement toutes les copies de sauvegarde, paralysant ainsi l’infrastructure financière, les systèmes de communication et les serveurs de stockage des entreprises.

Le groupe a déclaré que l’attaque avait perturbé les opérations fiscales et financières d’Israël et empêché de nombreux clients des entreprises d’accéder à des documents essentiels. Ils ont constaté que les tentatives de récupération des données seraient vaines, car toutes les sauvegardes avaient également été effacées.

Le Front Cyber Isnaad de langue arabe regroupe plusieurs groupes de hackers pro-palestiniens du monde entier. Le groupe a déjà mené de nombreuses cyberattaques de grande envergure ciblant les infrastructures critiques d’Israël, notamment des installations militaires, des usines industrielles et des entreprises publiques et privées, ainsi que des opérations impliquant la divulgation de données sensibles et la perturbation de systèmes industriels.

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